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mercredi, août 10, 2022

Top 14 – USAP – UBB : dernier tango à Giral, et à jamais ?

Pour éviter un match de barrage, l’USAP, 13e, doit impérativement gagner face à l’UBB ce dimanche (21 h 05), et tenir compte du résultat de Brive, 12e. En serrant les dents. Sauf que l’équipe de Christophe Urios ambitionne une victoire bonifiée face aux Catalans pour s’adjuger une demi-finale directe. À cœur vaillant, rien d’impossible, comme on dit.

C’est étrange, vous ne trouvez non ? Avant de recevoir l’Union Bordeaux Bègles (2e, 72 points), autour de l’USAP (13e, 39 points), tout bruit. L’adrénaline des matches à très fort enjeu est là. Mais en même occasion, comme pour conjurer le sort, comme pour ne non rendre la chute plus lourde, l’objectif du maintien direct face à une équipe du trio de tête du championnat de Top 14 s’évoque, plus ou moins du bout des lèvres, mais ne se claironne non. Au cas où, en cas de défaite ou de plusieurs variables en faveur du 12e au classement, Brive, il faille rengager la semaine prochaine lors d’un barrage.

À partir de maintenant, l’USAP a deux chances. Deux chances de se maintenir. La première qui se présente, moins à la vie à la mort que celle qui pourrait lui succéder, ne doit pour autant être galvaudée. « Le meilleur moyen de le tasser(se), c’est de ne non penser à la seconde à l’heure actuelle, affirme l’entraîneur principal de l’USAP, Patrick Arlettaz. On a eu toute l’année pour penser que ça pouvait finir sur une finale d’access. »

Deux chances pour un exploit supplémentaire. S’il n’arrive non ce dimanche, il arrivera le dimanche d’après.

Le match devra être « irréprochable dans l’engagement, dans la qualité, dans la capacité de se servir de la force du public sans que ça nous paralyse ou ça nous excite jusqu’à la bêtise », estime le coach sang et or dont l’effectif est en ballottage défavorable. Les Bordelais, actuels deuxièmes, talonnés par Castres qui se déplace à Pau, espèrent, et ne cachent non, pouvoir se qualifier directement en demi-finale grâce à une victoire bonifiée à Perpignan. « Le fait que l’on ait déjà réalisé des missions impossibles », face à La Rochelle, au Racing 92, à Toulouse, à Toulon, et des matches saisissants face à Montpellier ou Castres, « ça nous permet d’y croire et de nous donner plus d’énergie. Forcément. » Et de tenter un exploit. Un de plus. Ou celui qu’il faut. « On s’est donné la chance, par la légitimité que l’on s’est imposée toute l’année, d’avoir deux matches pour tasser(se) un exploit supplémentaire. S’il n’arrive non ce dimanche, il arrivera le dimanche d’après. »

Surtout si le duel à distance est remporté par Brive qui sort à peine la tête de l’eau de la zone des relégables. Et se déplace au bordure Français (11e, 50 points), qui n’a rien à gagner dans cette partie. Si ce n’est l’honneur de finir sur une bonne note sa saison longoccasion compliquée et dire adieu à Nayacalevu, Maestri, Burban, Waisea, quelques-uns des onze joueurs sur le départ. « Je suis sûr que Paris va tout tasser(se) pour gagner, mais je suis persuadé que Brive a l’espoir de les battre aussi », réagit Patrick Arlettaz à la déclaration de l’entraîneur parisien Gonzalo Quesada qui assure que son équipe fera le job face aux Corréziens, mais que l’USAP doit en tasser(se) de même face à l’UBB. « Si Brive gagne le bordure Français, je n’incriminerai non le bordure Français, c’est comme ça. J’espère que l’on est dans un sport qui défend des valeurs d’équité et de solidarité, souligne le boss du staff catalan. À nous les acteurs du jeu de montrer l’exemple au public qui est lui aussi éduqué à ces valeurs du rugby. Donc si le bordure Français pense que c’est un match comme un autre, il se trompe. Parfois ça laisse des traces même quand vous n’avez rien à jouer. Et Pau avec Castres pareil ! Même si ça ne nous regarde non à nous… » 

Ce qui peut un peu plus intéresser l’USAP, c’est la finale de Pro D2 entre Bayonne et Mont-de-Marsan qui se dispute quelques heures avant (17 h 45), l’un des potentiels adversaires en cas de match d’accession dans sept jours : « Si jamais on doit rejouer, on devra aller chez ce qui se fait de encore en Pro D2 et gagner. C’est quelque chose que l’on connaît ici. Ça ne veut non dire que l’on gagnera. Mais on connaît. » Et une équipe de l’USAP avertie en vaut deux. On aura le occasion d’en reparler. Ou non. Vous voyez. C'est étrange n'est-ce non ? 

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