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jeudi, juin 30, 2022

Renversants et culottés, les Bleus brisent (encore) le rêve belge

Au terme d’un match spectaculaire, l’équipe de France s’est qualifiée en finale de la Ligue des Nations aux dépens de la Belgique (2-3).

Envoyé spécial à Turin

Un match de folie, des actions à foison, un scénario haletant et des joueurs de classe mondiale. Ce Belgique-France remporté par les Bleus à Turin jeudi soir (2-3) restera longtemps dans les mémoires pour toutes ces raisons et bien plus encore. Il permet surtout à Didier Deschamps et ses hommes de retrouver le sourire après un été pourri et une rentrée insipide. Dimanche (20h45), face à l’Espagne, il sera question d’un nouveau trophée, mais surtout de reconquête pour une sélection pas tout à fait rassasiée et qui a montré des ressources que l’on ne lui prêtait plus depuis des mois. Bousculés, asphyxiés, proches de la rupture lors du premier acte, les partenaires de Kylian Mbappé, élu homme du match, ont montré force, résilience et abnégation, autant de valeurs qui les avaient amené sur le toit du monde en 2018… Cette équipe vit encore. Et de quelle manière.

Pourtant rien ne fut facile au Juventus Stadium. Après 30 premières minutes plutôt équilibrées et dans un match de très haut niveau, le moindre duel gagné dans la zone de vérité se paie cash. Benjamin Pavard l’a vécu en se faisant enrhumer par Yannick Carrasco pour le premier but des Belges (1-0, 37e). Sonnés, les Bleus encaissaient une deuxième droite par Lukaku, inarrêtable et monstrueux au moment de déposer Lucas Hernandez et de fusiller Hugo Lloris (2-0, 41e) pour signer son 68e but en 101 sélections. Cruel pour l’équipe de France mais logique au regard de la domination des Diables Rouges, portés par leur trio magnifique De Bruyne-Hazard-Lukaku.

Sombrer ou réagir

Dans pareille situation, l’équipe menée n’a que deux options : sombrer ou réagir. Les hommes de «DD», pour le plus grand plaisir des 3000 supporters français présents dans le Piémont, ont choisi la seconde solution. Au point de faire passer cette demi-finale dans une autre dimension. Aussi folle qu’indécise, aussi séduisante que savoureuse. Pour au final un très grand match de football fait de duels acharnés, de combats intenses avec des talents hors du commun. Sans doute vexés du récital des Belges jusqu’alors, le trio Mbappé-Griezmann-Benzema a changé de braquet, avec un premier but du dernier cité suite à une inspiration de l’attaquant du PSG (2-1, 62e). Puis une égalisation du crack de Bondy, qui fêtait sa 50e sélection à 22 ans – un record de précocité en Bleu – après un penalty récolté par Griezmann (2-2, 69e).

La suite se passait de commentaire entre deux nations proches du KO, et des actions aussi nombreuses les unes que les autres (Lukaku, 73e, Pogba, 77e, Mbappé, 86e) comme ce but de Lukaku validé en fin de rencontre (86e) puis… annulé pour une (légère) position de hors-jeu (87e) ou un coup franc de Pogba venu mourir sur la barre de Courtois (90e). Irrespirable. Devant un public aux anges et deux sélectionneurs, Roberto Martinez et Didier Deschamps, proches de l’asphyxie, la rencontre passait définitivement dans une autre galaxie avec des Bleus récompensés de leur audace par un but décisif de Théo Hernandez (2-3, 89e), frère de Lucas et première fratrie à être titularisée en sélection depuis … Jean et Lucien Laurent face à l’Italie le 10 avril 1932. Le banc français explosait de joie. Désormais place à l’Espagne dimanche pour cette équipe de France qui tient son match «reconquête» après l’échec de cet été. Et encore une fois, comme en 2018, nos voisins belges risquent d’en faire des cauchemars pour de longs mois, voire de longues années…

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