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lundi, juillet 4, 2022

qui a le plus bel effectif ?

ANALYSE – Avant le choc entre Bretons et Gones, Le Figaro s’est livré à une comparaison des deux effectifs.

C’est le choc de cette 13e journée de Ligue 1. Ce dimanche (20h45), le Stade Rennais reçoit l’Olympique Lyonnais. Les deux formations ont des parcours similaires depuis le début de la saison. Après un démarrage compliqué, elles ont su redresser la barre pour prendre le chemin menant à leurs ambitions : terminer à une place qualificative pour une compétition européenne, si possible, la Ligue des champions. Après douze matches disputés, elles se suivent au classement – les Bretons sont 5e, les Gones 6e – et possèdent exactement le même nombre de points (19). À l’occasion de cette belle affiche de Ligue 1, Le Figaro s’est amusé à comparer leurs deux effectifs, poste par poste.

Les gardiens de but : avantage Lyon

Il est de retour. Après plusieurs exercices délicats, Anthony Lopes est (presque) revenu à son meilleur niveau. Le gardien de but lyonnais a vécu une intersaison difficile. Ses dirigeants – entraîneur compris – cherchaient un nouveau rempart, plus à l’aise au pied, et plus apte à première vue à s’intégrer dans le système imposé par Peter Bosz. André Onana était tout proche du Rhône, mais finalement l’opération ne s’est pas réalisée. Ce manque de confiance de la part de son technicien aurait pu le perturber. Absolument pas. Le Portugais réalise un très bon début de saison et s’est montré déterminant à plusieurs occasions. Petit (gros ?) bémol, son exclusion lors du derby face à l’AS Saint-Etienne. De son côté, Alfred Gomis a eu du mal à entrer dans sa saison, avec des prestations décevantes, notamment face à Angers et l’Olympique de Marseille. Mais le Sénégalais a su inverser la tendance et se remettre à l’endroit. Il n’est pas du tout étranger à la spirale positive du Stade Rennais. Malgré tout, en considérant l’ensemble du début de saison, la balance penche en faveur de la formation rhodanienne.

Les défenses centrales : égalité

Difficile de départager les deux charnières. Bien entendu, sur le papier, la paire lyonnaise apparaît plus séduisante que la paire rennaise. L’arrivée de Jérôme Boateng y est pour beaucoup. Pas encore au meilleur de sa forme, l’Allemand a déjà apporté toute sa sérénité, sa science du jeu et son leadership à une équipe alors fébrile et souvent en proie au doute en début de saison. Le duo qu’il compose avec Jason Denayer est plutôt bon, mais pas impressionnant. Chez les Rouge et Noir, l’association du courageux et rugueux Nayef Aguerd et du jeune talentueux Warmed Omari – Loïc Badé, acheté au prix fort et auteur d’une entame d’exercice difficile, a été relégué sur le banc des remplaçants – est l’une des raisons qui expliquent la belle assise défensive rennaise du moment. Si elle ne dispose pas de l’expérience de la défense centrale rhodanienne, elle a néanmoins montré de véritables gages de sûreté en concédant seulement trois petits buts en six matches. Expérience versus solidité : égalité. Balle au centre.

Les latéraux : avantage Rennes

Sur les côtés de la défense, le point est attribué au Stade Rennais. Arrivé en Bretagne cet été en provenance du Nîmes Olympique, Birger Meling s’est rapidement acclimaté à sa nouvelle équipe. Son engagement, son activité, ses beaux déboulés sur le côté gauche ont déjà conquis les supporters des Rouge et Noir. Dans le Rhône, sans être transcendants, les premiers pas du champion d’Europe Emerson sont aussi satisfaisants. Un joueur de son acabit est cependant capable de se distinguer davantage sur le plan offensif. En réalité, le duel de latéraux se joue plutôt sur le côté droit. International français et capitaine lyonnais, Léo Dubois fait ses matches depuis le commencement de l’exercice 2021-2022 ; mais sans plus. Là où Hamari Traoré, international malien et qui porte le brassard à Rennes, s’illustre davantage. Costaud dans les duels, il est plus tranchant offensivement que son homologue rhodanien comme l’illustrent les trois passes décisives qu’il a déjà délivrées en Ligue 1 (une pour Dubois).

Les milieux défensifs : avantage Lyon

Dans l’entrejeu, l’Olympique Lyonnais prend l’avantage. La paire Maxence Caqueret-Bruno Guimarães apparaît supérieure à celles testées par Bruno Génésio et mêlant Baptiste Santamaria, Jonas Martin, Flavien Tait voire Lesley Ugochukwu. L’activité des deux Lyonnais – et ce même si le Français a été un temps en difficulté – est très importante. Ils avalent les kilomètres, et mettent de l’impact et de l’intensité pour récupérer les ballons. Ils sont aussi efficaces pour favoriser les projections de leur équipe à travers des percées et la passe ; un domaine dans lequel le Brésilien brille particulièrement. À Rennes, Baptiste Santamaria, acheté à Fribourg pour 14 M€, n’a pas pour le moment le rendement espéré. Touché et suspendu, Jonas Martin sera pour sa part absent dimanche. Enfin, Flavien Tait se montre précieux cette saison aux côtés d’un profil plus défensif, mais l’ex-Angevin est tout de même plus à l’aise quand il évolue un cran au-dessus, ou sur le côté gauche.

Les milieux offensifs et ailiers : avantage Lyon

Encore une fois, c’est Lyon qui remporte le point. La raison s’explique en un nom et cinq syllabes : Lucas Paqueta. Le Brésilien est sensationnel depuis le début de saison. Capable de faire basculer à lui seul une rencontre, il est l’un – si ce n’est le – des meilleurs joueurs du championnat en ce début de saison. Peter Bosz peut aussi compter sur un Houssem Aouar aux sensations retrouvées et sur un Karl Toko-Ekambi tranchant et décisif. Le technicien néerlandais n’est d’ailleurs sans doute pas étranger aux bonnes prestations de ses joueurs. Xherdan Shaqiri n’est certes pas encore au niveau espéré mais son expérience et son aptitude à évoluer dans les petits périmètres sont très appréciées. En plus, Lyon dispose sur le banc de Rayan Cherki qui peut enflammer une rencontre. Compliqué pour le Stade Rennais de rivaliser. Pourtant, les Rouge et Noir ne sont pas en reste avec Benjamin Bourigeaud – l’un des joueurs les plus sous-estimés du championnat – ou avec le virevoltant Kamaldeen Sulemana, déjà considéré comme l’un des meilleurs ailiers de L1, ou encore avec Lovro Majer, peu en vue pour le moment, mais dont le talent est indéniable. Pas si mal pour une équipe qui doit se passer de son meilleur créateur en la personne de Jérémy Doku, toujours sur la touche.

L’avant-centre : avantage Rennes

Moussa Dembélé blessé, Lyon joue parfois avec un faux numéro neuf. Dans ces circonstances, comparer les buteurs des deux équipes est une chose complexe. Mais le très bon niveau affiché par Gaëtan Laborde depuis son arrivée fait pencher la balance du côté du Stade Rennais à ce poste. L’ex-Montpelliérain, deuxième meilleur buteur de Ligue 1 derrière Jonathan David avec sept réalisations, a transformé l’équipe bretonne par son efficacité, son activité et sa détermination. Devant, il peut compter sur le soutien de l’irrégulier mais néanmoins habile Martin Terrier. Avec eux – sans compter Serhou Guirassy en sortie de banc – Bruno Génésio possède une superbe paire d’attaquants. Tandis que Peter Bosz, en l’absence de son avant-centre phare, bricole.

L’avis général de la rédaction :

C’est l’Olympique Lyonnais qui ressort vainqueur de cette comparaison. Après une analyse poste par poste, l’effectif dirigé par Peter Bosz apparaît plus talentueux que celui mené par Bruno Génésio. Mais le football ne se résume pas à une addition d’individualités. Le collectif est primordial. Et sur ce plan, le Stade Rennais a largement de quoi rivaliser avec son adversaire du soir.

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