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jeudi, juillet 7, 2022

pourquoi Bakambu est (déjà) indispensable à l’OM

Buteur ce week-end à Metz, Cédric Bakambu apporte un vent de fraîcheur à l’attaque marseillaise, opposée aux Azerbaïdjanais de Qarabag ce jeudi (21h).

Les supporters de l’OM comprennent déjà pourquoi on le surnommait «Bakamgoal». En trois matches de Ligue 1 dont deux titularisations, Cédric Bakambu a déjà inscrit deux buts, lui qui a ouvert le score à Metz dimanche dernier (1-2). Une rentabilité idoine, lui qui a signé librement cet hiver après quatre ans en Chine. Mais résumer le Congolais (30 ans) à ses buts, ce serait occulter les qualités qui le font sortir du lot dans cette équipe phocéenne, qui n’a pas le droit à l’erreur ce jeudi (21h) face au modeste club azerbaïdjanais de Qarabag, en barrage aller de Ligue Europa Conférence.

« Peu importe qui marque. »

Cédric Bakambu, attaquant de l’Olympique de Marseille

En janvier dernier, le mythique attaquant des Bleus et de l’OM Jean-Pierre Papin analysait le cas d’Arkadiusz Milik. Dans les colonnes de L’Équipe , il estimait que, pour optimiser le rendement du Polonais, «on ne doit jouer que pour lui». C’est là que Bakambu, supposé concurrent en pointe de l’attaque, intervient. L’international congolais sait davantage se mettre au service du collectif, en témoigne ses premiers pas sur la Cannebière. L’entraîneur marseillais Jorge Sampaoli louait «sa vitesse» après ses débuts le 22 janvier à Lens, où il lui a fallu deux minutes pour faire trembler les filets (0-2). «Il est encore loin de son niveau physique pour faire face à ce championnat», relevait Sampaoli.

Le jeu sans ballon de Bakambu, une clé pour l’OM

Rapide, Bakambu est surtout actif. Il propose, harcèle les défenses par des appels en profondeur. Illustration contre Angers le 5 février : il a d’abord demandé le ballon dans les pieds mais, ignoré, il a permis à Mattéo Guendouzi de fixer la défense angevine en attaquant la profondeur. Celui qui en a profité, c’est… Milik, d’un ballon piqué devant Danijel Petkovic pour réduire l’écart (18e, 1-2).

Rebelote trois minutes plus tard : Gerson est trouvé à l’entrée de la surface et Bakambu démarre tel un coureur de 100 mètres pour empêcher Manceau de jaillir sur le Brésilien. Sa frappe termine au fond, 2-2. L’OM s’est finalement imposé 5-2. Bakambu n’a pas marqué alors que Milik s’est distingué d’un triplé. «Bien sûr que ça fait du bien» de voir son coéquipier briller, tonnait Bakambu. «Peu importe qui marque», insistait-il. À Metz dimanche dernier (1-2), un nouvel appel tranchant a failli déboucher sur une passe décisive d’un centre pour Pape Gueye (45e). Et si Bamba Dieng ne l’avait pas oublié dans la surface, Bakambu aurait signé un doublé (68e) après un but de renard sur corner en première période (26e). S’il n’est pas un joueur de classe mondiale, l’ancien Sochalien répand son sens du jeu et du but sur le front de l’attaque olympienne.

Milik-Bakambu, un duo qui marche ?

De quoi donner des maux de tête à Jorge Sampaoli ? Forcément. Le coach argentin doit trouver une formule qui contente les nombreux offensifs de son effectif, en sachant que le capitaine Dimitri Payet est indéboulonnable. Et si, au lieu d’être concurrents, Milik et Bakambu n’étaient pas complémentaires en pointe ? Ils étaient tous deux titulaires face à Angers. «À la fin, il (Milik) marque deux buts avec des ailiers, donc son rendement n’est pas lié au système à deux pointes mais plus à son niveau personnel, analysait Jorge Sampaoli. Il n’est pas encore à 100%, quand ça sera le cas, il nous aidera encore plus.»

À VOIR AUSSI – La première année réussie d’Arkadiusz Milik à l’OM

La non-titularisation du Polonais dimanche à Metz a toutefois fait jaser. «Il y a des choses que je ne comprends pas mais je fais mon boulot», a pesté Milik au micro d’Amazon Prime, après son entrée tardive et un superbe retourné acrobatique qui a offert la victoire à l’OM. Sampaoli a justifié la présence de Dieng et Bakambu en attaque par l’envie de jouer «dans la profondeur». Mais il a aussi caressé Milik (27 ans) dans le sens du poil : «Les joueurs que je qualifierais d’importants, comme Milik, ont cette capacité de décider du sort d’un match.» Comme, peut-être, de celui face à Qarabag au Vélodrome ce jeudi.

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