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dimanche, juillet 3, 2022

Payet en sauveur, premières erreurs pour Saliba

Dimitri Payet a sauvé une équipe olympienne punie par les erreurs de William Saliba : retrouvez les tops et les flops du nul entre l’OM et la Lazio Rome (2-2).

Tops

Payet à la rescousse
Survolté dans ce genre de matches à enjeu, le capitaine olympien a longtemps fui la lumière sur la pelouse du Vélodrome ce jeudi contre la Lazio (2-2). Hormis sur un maître coup-franc d’entrée de jeu (13e), le Réunionnais ne s’est guère mis en évidence à la différence de Milik, premier buteur de la rencontre (33e). Mais le numéro 10 de l’OM a surgi au moment où les siens en avaient le plus besoin. À dix minutes du terme, alors que les Phocéens s’enfonçaient dans le néant, Payet a surgi pour propulser un ballon cafouillé au fond, dans un angle fermé (82e). Quelques minutes après avoir redonné vie au Vélodrome, il a failli l’embraser sur cette frappe lointaine sur la barre (89e). Son carton jaune évitable en fin de match coûte cher, car il manquera le déplacement crucial à Galatasaray dans trois semaines.

Ünder aura tout tenté
Dans la lignée de son match à Clermont, où il a inscrit le but victorieux de l’OM (1-0), Cengiz Ünder n’a pas ménagé ses efforts sur les ailes. D’abord aligné à gauche, où il a délivré le centre décisif pour le pénalty de Milik, le Turc s’est ensuite exilé avec succès sur son côté droit de prédilection. S’il a fait preuve de beaucoup de déchets (25 ballons perdus), il aura été l’un des seuls à attaquer sans rechigner, et aura fait passer un calvaire à Hysaj sur son aile. Tantôt en débordant ou en repiquant dans l’axe, comme sur ce centre enroulé qui a terminé sa course sur le poteau de Strakosha (60e).

Le froid réalisme d’Immobile et de la Lazio
Annoncé remplaçant voire absent de la feuille de match, Ciro Immobile a surgi de nulle part. Comme son équipe. Malmenée dans le jeu comme dans les duels pendant une mi-temps, la Lazio est sortie du bois sur un ultime corner, sur sa seule occasion de la première période (45+5). Avant de crucifier l’OM au retour des vestiaires par l’intermédiaire de son capitaine, bénéficiant d’une erreur de William Saliba (49e). Clinique devant le but, l’attaquant de la Nazionale est tout simplement devenu le meilleur buteur de l’histoire du club. Il aura en outre été un vrai poison pour la défense de l’OM, laquelle il a souvent pris à revers à la limite du hors-jeu. Mais Sarri et lui regretteront l’occasion manquée par Milinkovic-Savic quelques secondes après son entrée en jeu, qui aurait pu donner deux buts d’avance (53e).

Flops

Cette fois, Saliba coûte cher
Fidèle à son début de saison pendant 45 minutes, le roc olympien a plongé aux deux extrémités du repos. Longtemps impérial, William Saliba est passé de héros à zéro en quelque seconde. Après avoir empêché Immobile de frapper, il remet involontairement en jeu Felipe Anderson sur le corner suivant (45+5). Après le repos, il manque son contrôle et offre un boulevard à Immobile, qui n’en demandait pas tant (49e). Une responsabilité doublement engagée pour l’ancien Niçois, qui avait encore brillé par ses relances propres sous pression. Celui qui a rapporté beaucoup de points à l’OM cette saison, et que d’aucuns imaginaient dans la liste de Deschamps pour novembre, a raté le coche ce jeudi.

Lucas Leiva, le poids des années
Remplacé après le second but romain, Lucas Leiva subit un déclassement progressif dans la hiérarchie du milieu romain. Et ce match à Marseille donne des éléments de compréhension. À la limite du carton sur Payet, qui l’avait effacé d’une roulette (40e), le Brésilien est apparu souvent en retard en phase défensive. Trop neutre dans son apport offensif (31 ballons joués), l’ancien de Liverpool souffre de la comparaison avec son remplaçant Danilo Cataldi, qui prend de plus en plus d’épaisseur, qui n’a pas hésité à se projeter après son entrée.

Quatrième nul de rang de l’OM
Ce quatrième nul de suite en C3 n’est à l’évidence pas une catastrophe pour l’OM, qui a sauvé les meubles en égalisant en fin de rencontre. Mais il n’arrange pas la bande à Sampaoli, qui stagne sur la scène continentale. Et l’absence de révolte avant l’égalisation de Payet posait de sérieuses questions sur les intentions de l’OM dans cette Ligue Europa. Une victoire probante contre la Lazio aurait au moins permis de lancer enfin la machine pour marcher sur les traces des compères Lyon et Monaco, qualifié pour l’un et bien embarqué pour l’autre.

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