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vendredi, mai 20, 2022

où suivre Paris-Roubaix et 5 questions sur la «Reine des Classiques»

«L’enfer du Nord» sera, ce dimanche, une dramatique haletante. La pluie devrait être de la partie.

Paris-Roubaix attise toujours la curiosité. «L’enfer du Nord» déroule sur ses sentes cabossées une longue histoire d’exploits, de drames. Paris-Roubaix va proposer sa course brute, ses rebondissements, son spectacle hors du temps. Avec en lever de rideau la première édition de la course féminine. Et dimanche la 118e édition de la «Reine des classiques» qui s’élancera à 11 h de Compiègne, à suivre sur Eurosport à partir de 10h30 et sur France 3 à partir de 10h50). Un rendez-vous (258 km, dont 55 km de pavés) à ne pas rater.

Qui portera la pancarte de favoris ?
Les revanchards du Mondial. Une semaine après la chevauchée fantastique de Julian Alaphilippe conservant à Louvain son précieux maillot de champion du monde, les têtes d’affiche frustrées en Belgique retrouvent le devant de la scène. Avec l’envie de laisser s’exprimer leur orgueil après la frustration arc-en-ciel. Au premier rang, figurent le Belge Wout Van Aert (13e de Paris-Roubaix en 2018, 22e en 2019) et le Néerlandais Mathieu Van Der Poel (le petit-fils de Raymond Poulidor rêve de de devenir le premier lauréat lors de sa première apparition depuis Jean Forestier en 1955). Le Danois Kasper Asgreen (Deceuninck-Quick Step), l’Allemand Nils Politt (Bora-Hansgrohe), le Néerlandais Dylan Van Baarle (Ineos) ou le Belge Jasper Stuyven (Trek) figurent également parmi les coureurs très attendus. Les anciens vainqueurs : l’Allemand John Degenkolb, les Belges Niki Terpstra Philippe Gilbert ou Greg Van Avermaet et le Slovaque Peter Sagan seront également à surveiller.

Pourquoi un rendez-vous automnal ?
Depuis le sacre de Philippe Gilbert en 2019, Paris-Roubaix avait successivement été annulé en 2020, puis décalé en 2021, en raison de la pandémie de Covid-19. Installée une semaine après les Mondiaux, la Reine des classiques offre un ricochet idéal. Une exception. Avant de retrouver sa place au calendrier en 2022. En changeant de dossard avec l’Amstel Gold Race, en raison du premier tour de l’élection présidentielle, prévu le 10 avril 2022. «L’Enfer du Nord» aura lieu le 17 avril 2022. «La reine des classiques a aussi comme surnom la Pascale, on est ravis qu’au printemps prochain Paris-Roubaix se déroule le dimanche de Pâques, ce n’était pas la date initiale prévue par l’UCI mais je remercie Léo Van Vliet, l’organisateur de la classique néerlandaise, d’avoir accepté qu’on intervertisse les épreuves. Nous organiserons le week-end du 17 avril la 2e édition de Paris-Roubaix femmes et la 119e édition de Paris-Roubaix.»

Quelle météo ?
Sur Paris-Roubaix, les acteurs et les spectateurs ont toujours un œil sur le ciel. Sec et poussiéreux ou trempé et boueux, Paris-Roubaix se révèle toujours spectaculaire. Il faut remonter à l’édition 2001 (victoire du Néerlandais Servais Knaven) pour trouver trace d’une édition pluvieuse (il y avait eu quelques gouttes en 2002). Paris-Roubaix a ensuite vu défiler des éditions rapides sur un terrain sec. Il a fallu que le Tour de France s’invite sur les pavés des Hauts de France en 2014 pour que le théâtre voit brusquement la lumière s’éteindre et les protagonistes tanguer. La pluie et le vent avaient contraint les organisateurs à alléger le programme, certains secteurs pavés prévus jugés trop dangereux n’avaient pas été empruntés. Vincenzo Nibali avait profité d’une étape de folie pour renforcer avec éclat sa place au sommet du classement général, d’autres s’étaient noyés. Les images avaient marqué le Tour. Ce dimanche, la pluie est attendue…

Quel rôle pour les Français ?
Le cyclisme français attend un succès depuis 1997 et le sprint de Frédéric Guesdon. Florian Sénéchal (Deuceuninck-Quick Step), en vue lors du Mondial, est prêt pour la course de ses rêves. Il a les qualités et le collectif pour tenir un rôle principal. D’autres coureurs français peuvent s’illustrer : Arnaud Démare (Groupama-FDJ), Christophe Laporte (Cofidis), Anthony Turgis (TotalEnergies) ou Clément Russo (Arkéa Samsic).

Quel parcours ?
Du grand classique. La Trouée d’Arenberg (160e km), Mons-en-Pévèle (109e km) et le Carrefour de l’Arbre (240e km) sont au menu. «Cette année, les légères modifications effectuées concernent la phase d’attaque des pavés le secteur de Troisvilles étant à nouveau emprunté sur toute sa longueur (2200 m). Le peloton fera un peu plus loin ses retrouvailles avec le secteur du hameau du Buat (120e km), où la difficulté de la pente s’ajoute à celle des pavés», relèvent les organisateurs. Trente secteurs pavés (55 km) sont au programme.

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