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jeudi, juin 30, 2022

«on est sur la bonne voie », (r)assure Fickou

Si des joueurs révèlent souffrir après leur carrière de conséquences neurologiques des impacts subis, la prise de conscience du risque par World Rugby et les mesures mises en place vont dans le bon sens selon Gaël Fickou et François Cros.

La réflexion de World Rugby (la fédération internationale) était déjà entamée avant les actions judiciaires d’un certain nombre d’anciens joueurs souffrant de séquelles neurologiques à l’issue de leur carrière. Le dernier en date à avoir révélé cette souffrance est l’ex-pilier des All Blacks Carl Hayman. Des révélations qui soulèvent légitimement compassion et inquiétude. Et ont accéléré la prise de conscience de l’instance faîtière du rugby mondial. Qui, ces deux dernières années, a multiplié études et séminaires pour mettre en place un premier train de mesures concrètes.

Certaines règles ont été aménagées pour limiter les collisions violentes, en particulier dans le jeu au sol (les rucks) et, notamment, les soutiens offensifs ; Une tolérance zéro a été réclamée aux arbitres ; Et de nouveaux changements sont actuellement à l’essai dans différents championnats pour en juger de la pertinence avant d’imposer les plus efficaces à toute la planète ovale.

« Il y a de plus en plus de sanctions sur les comportements dangereux. Il y a une vraie sensibilisation et on est sur la bonne voie. »

Gaël Fickou

Ce focus désormais bien ancré a tendance à rassurer les joueurs actuels. Ainsi, ce mercredi à Marcoussis, François Cros a accepté d’évoquer sa position. « J’ai vu passer l’information sur Carl (Hayman). C’est un sujet sensible dans le milieu du rugby », confirme le troisème-ligne du Stade Toulousain et du XV de France. «Mais des choses sont mises en place par World Rugby pour limiter au maximum les commotions. Avec des aménagements sur les règles, en particulier sur les soutiens. »

Une prise de conscience également remarquée par Gaël Fickou. «Il ne faut pas nier les problèmes au niveau des KO. Il y en aura toujours car le rugby est un sport de combat, prévient le centre du Racing 92 et du XV de France. Mais les nombreuses nouvelles règles commencent à payer. Notre sport met vraiment l’accent sur ce danger. On le voit chaque week-end. Il y a de plus en plus de sanctions sur les comportements dangereux. Il y a une vraie sensibilisation et on est sur la bonne voie. »

« Je mets un casque pour rassurer ma maman. »

François Cros

Réputé pour sa présence dans les points chauds et son activité de défenseur, François Cros évoque une autre piste pour éviter les commotions. «Si je commence à y penser avant chaque impact… Pour minimiser le risque, je travaille beaucoup ma technique de plaquage. En effectuant le bon geste, on évite ce genre de problèmes. » Il porte pourtant un casque sur le terrain. Le signe d’une inquiétude ? « Mon casque, c’est plus une routine de match. Je ne le porte pas à l’entraînement d’ailleurs. » Il hésite avant d’ajouter. « C’est plus pour rassurer ma maman…» Un aveu aussitôt accompagné d’un rire gêné.

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