26.4 C
Paris
samedi, juillet 2, 2022

Messi, un bijou pour (vraiment) lancer son aventure parisienne

DÉCRYPTAGE – Si la victoire parisienne face à Manchester City est avant tout collective, la «Pulga» en a profité pour inscrire son premier but avec le PSG. Un événement.

Enfin ! C’est sans doute le premier mot qui est venu à l’esprit de Lionel Messi lorsqu’il a trouvé le chemin des filets mardi, à l’occasion du succès parisien face à Manchester City (2-0), pour le compte de la deuxième journée de phase de poules de Ligue des champions. Entre une arrivée tardive dans la capitale, sa participation à la Copa America et passage à l’infirmerie après un coup reçu au genou face à Lyon (2-1), la «Pulga» ne disputait que son quatrième match en Rouge et Bleu, son deuxième au Parc des Princes.

Mais il devait sans doute trouver le temps long, lui qui a enfilé les buts comme les perles durant son époque barcelonaise. Et à la 74e minute, après un match somme toute discret à titre personnel, Messi faisait sauter le verrou, enflammait le stade et tuait le suspense. Une frappe sublime, tout en toucher, «messiesque» pourrait-on dire, après un délice de talonnade de Kylian Mbappé. «C’est vrai que j’avais assez hâte de marquer», avouait la superstar argentine de 34 ans, sur Canal+, relevant que «l’important est d’avoir gagné contre un immense adversaire, un des candidats à la victoire finale. Il fallait gagner pour effacer ce qui s’est passé à Bruges (1-1).»

Messi libéré

Bruges, c’était la première titularisation de Messi sous ses nouvelles couleurs. Un match frustrant pour Paris, bousculé par les champions de Belgique, et pour le numéro 30, qui a touché du bois, comme face à Lyon (2-1), ce fameux match lors duquel il avait marqué son mécontentement au moment de son remplacement, enflammant les médias internationaux, et notamment les journaux espagnols.

Cette fois, c’était l’heure de la libération pour Messi et tout un stade, après une prestation globalement aboutie sur le plan collectif. Certes, on retiendra surtout la performance herculéenne du tandem Gueye-Verratti au milieu de terrain, les multiples arrêts de Gianluigi Donnarumma pour sa première apparition en C1 ou encore la prestation de patron de Marquinhos. Au-delà des critiques et des doutes que leur association peut inspirer, les stars de la «MNM» ont aussi montré qu’ils peuvent et veulent jouer ensemble, tous les trois et avec le reste de l’équipe. Mbappé, Messi et Neymar, bras dessus, bras dessous, ont d’ailleurs appuyé leur complicité naissante par un cliché qui a enflammé la toile mardi soir… Au final, c’est une victoire collective avant tout. «Dans un sport collectif, les victoires sont forcément collectives», martèle Pochettino, ravi de constater que son équipe «a su souffrir quand il le fallait» face aux Skyblues.

Mais le premier but de Messi au Paris-SG, c’est forcément un événement en soi. Un événement pour le principal concerné, qui a mis fin à une série de 263 minutes sans but, la troisième plus longue de son illustre carrière (298 minutes en 2005-06, 288 en 2019-20, NDLR). Un événement pour le club aussi, toute la planète football en fait. Son 121e en Ligue des champions. Il n’y avait qu’à voir Mauricio Pochettino, d’ordinaire peu démonstratif sur les buts de son équipe, s’enflammer sur son banc, pour s’en convaincre.

« Ce genre de joueur a besoin de ce type de performance, de marquer pour créer des liens avec l’équipe. »

Mauricio Pochettino

«Je l’ai vu marquer en tant qu’adversaire pendant des années… C’était parfois douloureux. Là, c’est la première fois qu’il marque et qu’on est dans le même camp, il me fallait le célébrer», a commenté le technicien argentin, un large sourire aux lèvres. Et d’ajouter : «Ce genre de joueur a besoin de ce type de performance, de marquer pour créer des liens avec l’équipe. C’est la première fois qu’il change de club, après 21 ans au Barça. Il a passé toute sa vie à Barcelone… Il découvre de nouvelles choses ici. Je suis très heureux.» Visiblement, Messi également, lui qui «s’adapte et s’intègre petit à petit à l’équipe» et se sent de mieux en mieux avec ses partenaires de la ligne d’attaque, Neymar, qu’il connaît par cœur pour avoir joué à ses côtés pendant quatre saisons au FC Barcelone, et Mbappé, qu’il découvre.

«On sait qu’on ne peut pas contrôler ce genre de joueur, de tels talents, pendant 90 minutes», soufflait Pep Guardiola, coach de City et ancien mentor de Messi au Barça, en conférence de presse. «Je lui souhaite le meilleur. S’il est heureux à Paris, je suis heureux pour lui», a ajouté le technicien espagnol de 50 ans au sujet du sextuple Ballon d’or.

Du pain sur la planche

Pour le reste, il y a encore du travail pour transformer le PSG et sa «MNM» en machine à gagner. «Du calme, tempère Messi. Nous avons gagné un match très important contre un adversaire qui joue de la même manière depuis longtemps, avec d’immenses joueurs, et qui a déjà disputé la finale (défaite face à Chelsea en mai dernier, NDLR). C’est une victoire importante pour nous, mais nous allons continuer.» La suite du programme, c’est un déplacement à Rennes dimanche (20h45), lors de la neuvième journée de Ligue 1. L’occasion pour Leo Messi et compagnie de poursuivre ce chantier qui doit les mener, le 28 mai prochain, à Saint-Pétersbourg, là où se jouera la Ligue des champions. En attendant, la machine Messi est lancée.

Articles connexes

Comments

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Derniers articles