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samedi, juillet 2, 2022

Mbappé détonateur des Bleus, la Belgique s’est essoufflée

L’influence de Kylian Mbappé, la révolte des Bleus, mais également la seconde période complètement ratée des Belges : retrouvez les Tops et les Flops de la rédaction à l’issue de Belgique-France (2-3).

Tops

Mbappé a mis tout le monde d’accord
On le craignait perturbé, après une période difficile en sélection et en club, mais Kylian Mbappé a fait preuve d’un mental de vrai champion. En jambes, l’attaquant du PSG semblait dès les premières minutes prêt à mordre dans les duels. Auteur d’une belle accélération d’entrée (6e), il a été l’un des seuls français à tenter sa chance en première période (23e, 45e). En seconde période, c’est surtout lui qui a amorcé le réveil des Bleus en bousculant la défense belge. À gauche, à droite, dans l’axe, il était partout pour provoquer balle au pied. Passeur décisif pour Benzema, il a ensuite transformé son penalty avec sang-froid, faisant un temps oublier son échec au dernier Euro. Dangereux jusqu’à la fin, il aura signé un match référence en Bleu.

Les Bleus ont retrouvé leur âme
À la mi-temps, peu d’observateurs auraient misé sur ce résultat final. Car en première période, les Français ont semblé dans la lignée de leur Euro 2020 avec une défense fébrile et une attaque peu inspirée. Mais la pause a fait du bien et on a retrouvé ces Bleus si conquérants par la suite. Pressant haut des Belges bien gênés, les hommes de Deschamps ont enfin retrouvé les valeurs qui les ont sacrés champions du Monde. Avec une meilleure occupation du terrain et des actions plus tranchantes. Cette victoire renversante fera date.

Théo Hernandez, le but d’une vie
Le latéral gauche français se souviendra longtemps de ce 7 octobre 2021. Jour de son premier but en Bleu mais, surtout, de celui qui a permis à son équipe de renverser la Belgique à la 90e minute. Contrôlant un ballon qui traînait aux abords de la surface, le joueur de l’AC Milan a ajusté Courtois d’un tir limpide. La récompense des efforts monumentaux fournis sur son côté gauche.

Un trio offensif en grands progrès
En première période, le trio Griezmann-Benzema-Mbappé a eu un mal fou à se trouver, entre mésententes et pertes de balle à foison. Mais c’est comme si les trois hommes avaient décidé d’accorder leur partition après la pause. Si Griezmann a peut-être été en deçà dans sa prestation individuelle, il reste celui qui a provoqué le penalty du 2-2. Les deux autres joyaux de ce trio ont, eux, été incroyables de précision technique. Acteurs du but du 2-1 signé Benzema, ils ont fait souffrir dans les grandes largeurs une défense belge à bout de souffle. Peut-être la naissance d’un trio qui peut aller loin.

Lukaku aura été un poison
C’est sans doute un des meilleurs attaquants en Europe en ce moment et il l’a démontré ce jeudi soir. Puissant, robuste, Romelu Lukaku a longtemps fait souffrir les Bleus. Dos au but, il a été un poison constant. À l’origine de la première action belge (débordement côté droit), l’attaquant de Chelsea a marqué le but du break grâce à son style : mystifiant Lucas Hernandez, il a ensuite fusillé Lloris d’un tir du droit dans un angle fermé. On a bien cru qu’il allait être le bourreau des Bleus en marquant dans les derniers instants mais, hors-jeu, son but a été refusé. Avant le final que l’on connaît.

Flops

La Belgique a perdu le fil
Dans cette rencontre, la Belgique avait choisi de procéder à l’inverse de ce qu’elle avait produit lors du dernier Mondial. En laissant la possession aux Bleus, elle voulait piquer en contre et a bien failli réussir son pari en marquant deux buts avant la pause. Mais en seconde période, les Diables Rouges n’avaient plus rien de piquant et ont considérablement baissé de pied devant l’intensité mise par les Bleus. Sans jus, sans inspiration, ils se sont logiquement inclinés.

La défense française a encore été bousculée
Ce succès arraché ne fera pas oublier les difficultés françaises à être solide en première période. Si Hugo Lloris a signé des parades remarquables, sa responsabilité reste engagée sur les deux buts, même si Lukaku l’a fusillé sur le deuxième. Lucas Hernandez a été moins impérial que d’habitude dans l’axe, tandis que Pavard a soufflé le chaud et le froid à droite. Des errances qui pourraient être davantage sanctionnées face à l’Espagne en finale dimanche (20h45).

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