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jeudi, juillet 7, 2022

Lyon peut-il faire chuter l’ogre Toulouse ?

Troisièmes au classement avant la 7e journée, les Rhodaniens reçoivent ce dimanche les leaders toulousains. Un vrai test pour le LOU qui veut confirmer son regain de forme actuel.

Le week-end dernier, les Lyonnais ont frappé fort en allant s’imposer avec force et maîtrise sur la pelouse du Biarritz Olympique (5-40), qui avait pourtant réussi à faire chuter à Aguiléra l’UBB et le Racing 92 puis longtemps bousculé Toulouse. Là, les Basques ont été dépassés, ils n’ont rien pu faire face aux hommes de Pierre Mignoni, auteurs de six essais. «C’était un bel après-midi comptable et aussi au niveau du rugby, appréciait le manager lyonnais. C’était important de remettre les choses dans l’ordre.» Le LOU devait réagir et se reprendre après les défaites frustrantes contre le Racing 92, la Section paloise et l’Union Bordeaux-Bègles. Et il l’a fait de manière éclatante.

Le tout en faisant largement tourner son effectif. Coaching gagnant. «Je suis content. J’avais fait des changements, oui, mais il faut qu’on passe un cap. Quels que soient les joueurs alignés, qu’on soit performant sur le terrain. J’essaie d’avoir une rotation cohérente, que personne ne se sente installé, on avait souffert de ça les saisons précédentes», poursuit Mignoni, qui a utilisé 36 joueurs en six journées et doit composer avec les blessures de plusieurs cadres (Bastareaud, Geraci, Ngatai, Barassi, Nakaitaci…). Et la recrue-phare, l’ancien All Black, Lima Sopoaga, n’a pas encore fait ses débuts sous ses nouvelles couleurs. «Il n’y a pas de hiérarchie établie, insiste le manager lyonnais. Les meilleurs jouent, y compris les plus jeunes comme ce fut le cas à Biarritz pour Parisien et Charcosset. C’est pareil pour tous les postes et pour tout le monde. Point barre !»

5 bonus décrochés en 6 journées

Malgré ses trois revers en six journées, le LOU est l’équipe la plus accrocheuse du Top 14, comme en témoignent les trois points de bonus défensif qu’il a décrochés. Preuve que les Rhodaniens – qui n’ont concédé que 19 essais, plus faible total de l’élite – ne sont jamais vraiment largués et qu’ils peuvent également lâcher les chevaux en attaque (deux bonus offensifs). À titre de comparaison, le Racing 92 n’a glané aucun bonus en six sorties, avant cette 7e journée.

Les Toulousains, jusque-là invaincus, savent qu’ils passent un très gros test à Lyon. Comme en témoigne le talonneur stadiste Julien Marchand (26 ans) qui va croiser la route de son petit frère Guillaume (23), parti s’aguerrir dans la Cité des Gaules. «Je les regarde un peu plus maintenant que mon frère y joue et je peux dire que c’est une très grosse équipe, a confié le numéro 2 des Bleus à l’AFP. Ils font un début de saison remarquable, en ne lâchant jamais rien. Il y a de notre côté toujours des réglages à trouver, plein de petites imperfections qu’il faut qu’on essaye de gommer au fil des matches.»

Il ne faut pas seulement reproduire ce que nous avons fait à Biarritz, mais faire mieux

Pierre Mignoni

Porté par une charnière décisive composée de Baptiste Couilloud (meilleur marqueur du Top 14, 5 essais) et Léo Berdeu (meilleur réalisateur, 70 pts), le LOU peut frapper un grand coup et confirmer sa montée en puissance. Mais Pierre Mignoni veut dédramatiser l’événement. «On veut créer une importance sur chaque match. La réception de Toulouse n’est pas plus importante que le déplacement à Biarritz, ou que le prochain voyage à Paris la semaine prochaine. C’est important de le comprendre, a-t-il expliqué dans Midi Olympique. Jouer Toulouse est toujours un match difficile. Nous connaissons leur qualité, leur capacité à faire des choses incroyables. Mais nous nous concentrons sur nous.»

Et de gommer les petites ratures relevées sur la copie face au BO : ces 14 pénalités concédées et ces 3 ballons égarés en touche. Depuis le début de l’exercice, le club rhodanien a su faire preuve de caractère à plusieurs reprises. Il faut maintenant installer et entretenir la belle dynamique, comme celle qui avait permis au LOU de se hisser deux fois en demi-finale du Top 14 en 2018 et 2019. La période Covid a un peu stoppé ce bel élan. L’exigent Pierre Mignoni veille à mobiliser en permanence ses troupes : «Il ne faut pas seulement reproduire ce que nous avons fait à Biarritz, mais faire mieux.» Pour espérer faire chuter le champion de France et d’Europe en titre. Comme l’an dernier, où le LOU s’était imposé deux fois, à l’aller et au retour, contre le Stade Toulousain.

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