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mercredi, juin 29, 2022

L’Union européenne allège sa liste noire des paradis fiscaux

Le commissaire européen à l’Économie, Paolo Gentiloni, a défendu les résultats obtenus depuis 2017.

Les ministres de l’Économie et des Finances de l’Union ont mis à jour leur liste noire des paradis fiscaux, non pas pour l’étoffer, mais pour l’alléger. Avec le retrait d’Anguilla, de La Dominique et des Seychelles, seules neuf juridictions sont encore blacklistées.

Deux jours après la publication des Pandora Papers, cette décision fait tache. Elle «fait de la liste noire de l’UE une plaisanterie», tance Oxfam. Pour l’eurodéputé socialiste Paul Tang, président de la sous-commission sur les questions fiscales, les critères de la liste noire européenne sont «complètement inadaptés» et requièrent des «réformes sérieuses». Certains des paradis fiscaux les plus notoires, notamment ceux mentionnés dans les Pandora Papers, ne figurent pas dans la liste noire européenne, pointe le conservateur allemand Markus Ferber. Il appelle à y remédier ainsi qu’à l’instauration de sanctions dissuasives. Tous exhortent à cibler également les États membres de l’UE, pas concernés par la liste, alors que les noms du président chypriote, du premier ministre tchèque ainsi que du ministre néerlandais des finances sont mentionnés dans les Pandora Papers.

Le commissaire européen à l’Économie, Paolo Gentiloni, a défendu les résultats obtenus depuis 2017, tout en reconnaissant que l’instrument européen ne fonctionne «pas complètement» et s’est dit ouvert à discuter des critères. Le scandale, comme ceux des Panama Papers ou Luxleaks, «renforce notre détermination à poursuivre notre plan d’action contre l’évasion fiscale», assure-t-il, rappelant qu’une nouvelle proposition législative sur l’utilisation abusive des sociétés écrans arrivera avant la fin de l’année.

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