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lundi, juillet 4, 2022

Ligue 1 : la formation nantaise rame

À Nantes, la formation tousse. Si le club sort toujours des bons joueurs, il n’évolue que trop rarement sous le maillot nantais. La faute à qui ?

Avec le retour de Valentin Rongier ce mercredi soir à La Beaujoire, pour la réception de Marseille (21h00), les dirigeants nantais peuvent se féliciter de former, encore et toujours, des joueurs de talent. Mais depuis quelques années, la Jonelière, le centre de formation nantais, baisse de régime. «Ils progressent mais ils sont derrière d’autres. Ils montent simplement cette année et il y a un écart terrible». La déclaration d’Antoine Kombouaré sur les jeunes intégrés au groupe professionnel avait jeté un froid sur le club début novembre. Pourtant, les faits sont là. Cette saison, seul Randal Kolo Muani est formé au club et régulièrement titulaire.

Des bons joueurs qui ne jouent pas à Nantes

L’effectif, quinzième plus vieux de Ligue 1, ne laisse que très peu sa chance aux jeunes pousses du centre. Depuis cette déclaration, Quentin Merlin est l’unique autre formé au club qui a vraiment eu sa chance avec une demi-heure face au Paris Saint-Germain. Performant, il a été récompensé d’une titularisation samedi dernier face à Lille, même s’il évoluait latéral droit alors qu’il est formé en tant que milieu offensif.

La Jonelière sort donc toujours des bons joueurs mais a dû mal à les faire évoluer sous son maillot. Encore cet été, Imran Louza et Abdoulaye Touré ont quitté le club, l’un pour des raisons financières, l’autre car il ne rentrait pas dans les plans de son coach. Antoine Kombouaré justifie cette faible utilisation de la jeunesse par un besoin comptable : «Les places sont chères et les points aussi. Mais je ne les oublie pas». Après une saison 2020-2021 catastrophique, sauvée par un barrage victorieux contre Toulouse, les Canaris ne veulent plus se faire peur. Lui-même post-formé à Nantes, où il est arrivé à 20 ans, le Kanak a préféré rappeler que le chemin pouvait être long mais que les opportunités étaient présentes. «Avec Didier (Deschamps) ou encore Marcel (Desailly), quand on montait avec l’effectif professionnel, nous n’étions pas tout de suite des lumières».

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Une valse des coaches compliquée pour les jeunes

La Jonelière, classée neuvième meilleur centre de France par la FFF, a également dû composer avec des changements constants d’entraîneur, et par extension de méthodologie. Pas évident alors pour les jeunes de s’imprégner d’une façon de jouer «à la nantaise» si celle-ci change tous les ans.

Randal Kolo Muani est le seul rescapé de la Jonelière en équipe première JB Autissier / PANORAMIC

En plus de cela, certains coachs sont réticents à l’idée de faire jouer les jeunes. Vahid Halilhodžić ou encore Claude Ranieri préféraient s’appuyer sur un groupe de joueurs expérimentés. Dans l’histoire récente, seule Raymond Domenech a publiquement exprimé son souhait de redorer la jeunesse canarie. Mais son passage de quarante-six jours, sept matchs et aucune victoire ne lui a pas laissé le temps de joindre la parole aux actes.

La légendaire Jonelière, que le président Waldemar Kita aimerait quitter, a perdu de sa superbe et n’attire plus. Selon l’AFP, quatre jeunes prometteurs aimeraient y signer un premier contrat professionnel mais hésite au vu du temps de jeu de leurs aînés. Elle paraît bien lointaine la saison 2000/2001, quand Nantes remportait le titre de champion de France avec deux tiers de ses joueurs formés au club.

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