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jeudi, juin 30, 2022

Les restaurateurs parisiens doivent démonter les terrasses «estivales»

Ce lundi 1er novembre, elles doivent être toutes enlevées, sous peine d’amende, à l’exception des 1200 restaurateurs qui ont effectué une demande d’extension de terrasses annuelles.

À compter de ce 1er novembre, les terrasses dites «éphémères» puis «estivales» doivent être enlevées conformément au nouveau règlement municipal qui prévoit leur retour chaque année du 1er avril au 31 octobre.

Les bars et restaurants parisiens qui avaient pu étendre leurs terrasses sur les trottoirs ou les places de stationnements à la faveur du Covid-19 pour favoriser les rassemblements en extérieur doivent remballer. « On a démonté notre terrasse samedi. Ça nous a pris une petite heure. Il y avait une cinquantaine de places mais sa fermeture n’aura pas un gros impact économique au vu du mauvais temps actuel », explique-t-on du côté du Frog de Bastille.

Un constat partagé par Pascal Mousset, président du Groupement national des indépendants hôtellerie, restauration et traiteurs (GNI) Paris Île-de-France : « Avec le mauvais temps qui s’installe et le fait qu’il n’y ait plus de distanciation nécessaire entre les tables, ces terrasses sont à présent moins cruciales pour notre chiffre d’affaires ». Mais l’ensemble des restaurateurs concernés ne sont pas enclins à plier si facilement leurs terrasses. « Je n’ai pas vu beaucoup de terrasses être en train d’être démontées. Il y aura beaucoup de professionnels en infraction », estime le président du GNI Paris Île-de-France.

Des amendes allant jusqu’à 15.000 euros

La mairie de Paris, elle, souhaite régler de règlement de manière progressive. «On va faire ça quand même progressivement. C’est-à-dire qu’on dresse d’abord des amendes, puis après, il y aura des démontages par la ville. D’ores et déjà, comme il y en certains dont on sait qu’ils n’ont pas respecté, il pourrait y avoir très vite des actions de démontage», a déclaré Olivia Polski, adjointe PS au commerce de la maire de Paris. Des amendes pouvant aller jusqu’à 15.000 euros.

Mais un cas particulier existe. En effet, la mairie de Paris a reçu environ 7500 demandes pour pouvoir à nouveau ouvrir au printemps prochain sur des places de stationnement, placettes ou voies piétonnes. Mais parmi celles-ci, plus de 1200 demandes concernent des extensions de terrasses annuelles. «Il y aura une tolérance pour ceux qui ont fait une demande de terrasses annuelles le temps que leur demande soit instruite», précise la mairie de Paris. L’objectif est de répondre à ces demandes au plus vite, mais cela risque de prendre un peu de temps. «La majorité des professionnels n’ont pas reçu de réponse. Les services concernés semblent débordés», déclare Pascal Mousset du GNI. «Tout sera instruit au printemps, avec pour priorité les extensions pérennes», a fait savoir Olivia Polski au JDD.

La pérennisation de ces terrasses inquiète certains collectifs de riverains, qui protestent depuis plusieurs mois déjà contre un dispositif qui, selon eux, aggrave le problème des nuisances sonores notamment.

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