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dimanche, juillet 3, 2022

les marques de soutien se multiplient envers Jules Plisson, moqué par le public briviste

Le buteur de La Rochelle, en manque de réussite, a été la cible des quolibets samedi. Poussant ses entraîneurs à le sortir en cours du match. Un acharnement déploré par le président et le capitaine du CAB.

« Plisson une chanson, Plisson une chanson…» Samedi, le public de Brive a été impitoyable envers le demi d’ouverture du Stade Rochelais. Lui faisant vivre un calvaire face aux perches. Jules Plisson a en effet raté trois pénalités, dont deux (46e et 49e) en très bonne position. Largement dans ses cordes. Une maladresse que les supporters du CAB ont fêtée en le chambrant bruyamment. Méchamment même. À l’encontre des valeurs de fair-play supposées du rugby. Ils avaient préparé leur coup. Déstabiliser le buteur qui, du temps où il officiait au Stade Français Paris, avait déjà vécu deux calvaires au stade Amédée Domenech (12 points ratés en 2016, la pénalité de la gagne manquée en 2017, NDLR).

« C’est inadmissible ce qu’il a vécu. »

Vincent Merling, président du Stade Rochelais

Un acharnement qui a poussé son président, Vincent Merling, à descendre au bord de la pelouse pour afficher son soutien à son joueur en plein désarroi. « Le président de Brive m’a expliqué le pourquoi des choses. J’ai accepté, accepté, accepté… Mais c’est devenu tellement irrespirable que je me suis mis dans la peau de Jules et j’ai quitté les tribunes en signe de protestation. Je ne pouvais pas le supporter. Comme je savais qu’il ne ferait pas tout le match, je voulais surtout être là pour l’accueillir, pour être au soutien. C’est inadmissible ce qu’il a vécu, a insisté le patron du Stade Rochelais interrogé par Sud-Ouest. On peut critiquer une équipe, mais un homme, nominativement, comme ça, c’est insupportable. » Et de prévenir : «il faudra qu’on soit au soutien de Jules, car c’est très difficile pour lui. »

Entré à la 7e minute, Jules Plisson a été remplacé à la 54e. Pour le préserver de ce chambrage devenu malsain. Qui n’a pas été du goût de plusieurs acteurs du match. À commencer par l’exemplaire capitaine du CAB, Saïd Hirèche est allé prendre des nouvelles de son adversaire dans les vestiaires. Enjoignant ses coéquipiers rochelais à «l’aider à se relever». Deux heures après la rencontre, le président briviste, Simon Gilham, s’est fendu, lui, d’un message de soutien sur Twitter. «Mes amitiés à Jules Plisson, un bon joueur et un bel homme. À titre personnel, j’ai du mal avec le chambrage d’une partie de notre public. Soutenons les nôtres, respectons les autres.»

Des marques d’affection

Jonathan Danty, qui fut son coéquipier au Stade Français avant de le rejoindre à La Rochelle, est venu épauler son ami. «C’est dommage que ça se soit passé comme ça pour lui. (…) Jules traverse une période délicate, mais tout le monde sait ce qu’il vaut. Il a été très bon et je pense qu’il a encore beaucoup de bonnes choses à faire. Et moi, j’ai confiance en lui.» Des marques d’affection qui ne seront pas de trop pour aider le joueur, qui ne sera pas conservé par le club maritime en fin de saison (et de contrat), à se relever.

À VOIR AUSSI – Le triplé de Didier Drogba à Marseille contre le Variétés Club de France le 14 octobre dernier

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