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mercredi, juin 29, 2022

les inquiétudes se confirment pour Toulon et le Stade Français

Les Varois et les Parisiens ont une nouvelle fois déçu ce week-end hors de leurs bases face aux Castrais et aux Brivistes. Plus qu’inquiétant pour ces deux prétendants aux phases finales.

Les semaines se suivent et les déconvenues s’accumulent. Le Stade Français Paris et le Rugby Club Toulonnais n’arrivent pas à trouver la bonne carburation. Fonds de jeu en berne, manque d’implication, résultats décevants (une seule victoire chacun en 5 journées) : ces deux prétendants aux phases finales n’en finissent pas de décevoir. Sous pression la semaine dernière, les Parisiens s’étaient donné un peu d’air en s’imposant à Jean-Bouin face au Castres Olympique (34-10), après avoir longtemps évolué en infériorité numérique. Avant de s’effondrer samedi à Brive (19-12)…

Pourtant, le demi de mêlée du Stade Français, Arthur Coville, ne veut pas dramatiser. «On fait une mauvaise entame. On les met en confiance chez eux. Ils trouvent une « 50/22 » qui nous fait mal et qui donne essai. En seconde période, on n’est pas tueur, déplore-t-il. On fait une vingtaine de temps de jeu pour prendre 3 points alors qu’eux, ils marquent 3 points en passant seulement 10 secondes chez nous. C’est ce qui a fait la différence.» Selon lui, «dans l’état d’esprit, on n’est pas passé à côté, mais dans l’intelligence des pénalités, on a failli.» Si les Soldats Roses ont su être plutôt solides en défense, la pauvreté de leur animation offensive a encore sauté aux yeux. Un manque d’efficacité et d’inspiration récurrent.

Cela fait mal de ne pas être plus tueur. On a été trop naïfs. Je suis très déçu

Gonzalo Quesada

Le mot «tueur» revient également dans la bouche du manager parisien Gonzalo Quesada. «Brive a vite pris le large sur nos erreurs. Ils ont mieux utilisé le vent que nous», reconnaît-il. Sans vouloir, non plus, noircir le tableau. «Avant de marquer nos 3 premiers points de la seconde période, il faut attendre 10 minutes avant qu’on ne donne 3 points cadeaux. On s’est mis en danger tout seul. Cela fait mal de ne pas être plus tueur. On a été trop naïfs. Je suis très déçu. Un point ou un match nul n’aurait pas été volé.» Aure point noir : les joueurs de la capitale ont cruellement manqué de discipline, ce que n’a pas manqué de sanctionner Enzo Hervé, l’ouvreur et buteur des «Coujous».

Question indiscipline, le RC Toulon a fait largement pire à Castres. Les Varois, qui sortaient d’une piteuse défaite à Perpignan (12-9), ont en effet écopé de quatre cartons jaunes dans la même partie. Indigne du haut niveau. Et impossible dans ces conditions d’espérer ramener quelque chose du Tarn. À chaud le deuxième ligne international du RCT, Swan Rebbadj, n’a pas mâché ses mots en conférence de presse : «On joue à l’envers. Il y a quoi d’autre à dire ? Il n’y a rien à dire de plus. On joue une mi-temps à 14. On peut faire quoi ? On va dire quoi ? On va travailler ? Mais tous les week-ends on dit que l’on va travailler ! Donc non, il n’y a rien à dire !»

22 plaquages manqués pour le RCT

Colère froide devant l’accumulation des désillusions. «Oui, on est un groupe, on s’entend super bien. Mais là, on joue à l’envers. Pour le coup, on a vraiment joué à l’envers, appuie-t-il. Et ce n’est pas de la faute des coaches, ce n’est pas le système, ce n’est rien. C’est nous, on a joué à l’envers. Prendre un bonus à Castres, ça aurait été beau. Mais comme je le dis depuis tout à l’heure, on joue à l’envers. Donc, il n’y a rien à dire.» A chaque sortie – ou presque -, le club au brin de muguet déçoit. Pas de ligne directrice, encore moins d’animation offensive, agressivité approximative… Preuve du manque d’engagement des Toulonnais : leur nombre incalculable de plaquages manqués au stade Pierre-Antoine (22 !).

Aujourd’hui, on est en retard sur le tableau de marche que l’on s’est fixé avec les joueurs

Patrice Collazo

Pire, le RC Toulon était, avant cette 5e journée, l’équipe la plus disciplinée du Top 14. Tout cela a volé en éclat à Castres. «C’est une hérésie de faire autant de fautes, 17 pénalités, 4 cartons jaunes, quand on sait que la discipline est notre point fort depuis le début de la saison. On s’est suicidés tout seul (sic)», enrage le manager Patrice Collazo. Et d’ajouter : «En plus, avec 4 cartons (jaunes) c’est impossible de gagner un match en étant à l’extérieur. On a même joué à 13… Et même à 14, après l’essai de pénalité, on a une balle pour rentrer de nouveau dans le bonus défensif à la fin du match. Mais bon, on s’épuise tout seul.»

Supporters en colère

Les supporters varois manifestent, journée après journée, leur mécontentement, voire leur énervement. La colère monte… Patrice Collazo – qui a le soutien infaillible de son président Bernard Lemaître – cristallise les critiques depuis son arrivée dans le Var. La semaine prochaine, le RCT n’aura pas le droit à l’erreur à Mayol face à Brive, qui caracole dans le haut du classement en ce début de saison (3e). Faux pas interdit. Collazo ne se voile pas la face : «Aujourd’hui, on est en retard sur le tableau de marche que l’on s’est fixé avec les joueurs. Quand on a deux réceptions (Brive puis Racing 92), il faut faire le plein de points, et de confiance devant notre. Ce sera très important. On n’aura pas le choix.» Idem pour le Stade Français qui aura fort à faire, samedi soir à Jean-Bouin, face à Clermont avant d’aller défier Perpignan à Aimé-Giral. Plus que périlleux pour la lanterne rouge du Top 14…

À VOIR AUSSI – Le retour de Rai au Parc des Princes avant PSG-Lyon le 19 septembre dernier

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