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jeudi, juillet 7, 2022

Le tabou de la dépense publique au cœur des élections législatives allemandes

REPORTAGE – À l’image de l’interminable chantier de la future gare de Stuttgart, le pays a un besoin criant d’infrastructures et d’investissements verts.

Envoyé spécial à Stuttgart

En plein mois d’août, une partie de la façade de la gare centrale de Stuttgart s’est effondrée sur la rue, laissant un trou béant dans le mur. Cette dernière péripétie a réveillé la fureur des opposants au chantier massif Stuttgart 21, un cratère qui déchire la capitale du Bade-Wurtemberg depuis plus de dix ans. Comme si une météorite géante avait frappé le centre-ville.

«C’est le projet du siècle», proclame le nouveau maire, Frank Nopper. Lancé en 1997, il a été officiellement approuvé en 2005 et les travaux ont débuté en 2010. Suscitant une opposition farouche, notamment des Verts, il a provoqué plus de 500 manifestations, parfois violentes, et un référendum de ratification.

Un chantier titanesque: il s’agit de remplacer les 16 voies en surface de la vieille station en cul-de-sac, par 8 voies traversantes souterraines. Soit 33 kilomètres à creuser. Ce nouveau nœud ferroviaire doit permettre l’interconnexion d’une ligne baptisée Magistrale européenne, de 1500 kilomètres,

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