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dimanche, juillet 3, 2022

«Le critère de 60% de dette publique n’a pas de sens»

ENTRETIEN – Anton Brender et Florence Pisani, économistes chez Candriam et auteurs d’Économie de la dette, relativisent la hausse de l’endettement dans le monde à la suite de la pandémie.

LE FIGARO.- Vous inquiétez-vous de la hausse généralisée de la dette?

Anton BRENDER.- Avant de s’inquiéter, il faut replacer la montée de l’endettement dans son contexte. Dans les pays développés, les ménages mettent de l’argent de côté. Cette accumulation de richesse financière ne peut avoir lieu si personne ne s’endette. On oublie trop souvent que les dettes des uns sont les créances des autres. Avant même la pandémie, les ménages avaient déjà accumulé, en France, l’équivalent de plus de deux fois le PIB en placements financiers. La contrepartie de ces placements est constituée essentiellement de dettes, très peu d’actions.

Les entreprises s’endettent peu en termes nets: leur dette brute est certes importante, mais leur dette nette ne représente qu’un quart du PIB en France. Si les ménages ont pu accumuler autant de placements financiers, c’est parce que l’État et une partie des ménages se sont endettés.

Faut-il revoir le critère européen d’une dette publique limitée à 60 % du PIB?

A. B.-

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