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jeudi, juin 30, 2022

Le commerce extérieur, «l’angle mort de la politique économique française»

Notre balance commerciale ne dépend pas d’une seule politique économique. Elle est en réalité le résultat d’orientations et de choix faits depuis des années.

«La puissance d’une nation se mesure par le commerce extérieur.» En prononçant cette petite phrase, début septembre, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, appuie clairement là où cela fait mal. Dans le rouge depuis vingt-deux ans – au siècle dernier, donc – le déficit de la balance commerciale française en fait aujourd’hui le plus mauvais élève de l’Europe. En 2020, le trou a atteint 65,2 milliards d’euros ; il est prévu qu’il se dégrade en 2021 à 86 milliards d’euros et plonge même à 95 milliards en 2022. Des montants abyssaux et inédits.

«Le commerce extérieur est l’angle mort de la politique économique française», insistait le locataire de Bercy, qui juge que l’amélioration de la situation est une priorité. Le retournement de situation est cependant compliqué, à court terme du moins. De fait, les piètres performances du commerce extérieur sont certes la conséquence d’une mauvaise organisation de notre appareil exportateur, et la création de «guichets uniques» successifs par chaque

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