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dimanche, juillet 3, 2022

l’autre clé de la réussite de l’OGC Nice

Après huit journées de championnat, l’OGC Nice n’a encaissé que quatre buts et impressionne par la solidité de son arrière-garde. La 3e place actuelle des Aiglons s’explique en grande partie par les performances de ce secteur de jeu.

Sur ces deux premiers mois de compétition, on évoque généralement, du côté de l’OGC Nice, l’excellent début de saison d’Amine Gouiri ou encore l’intégration express d’Andy Delort. Et pour cause, les hommes de Christophe Galtier ont déjà inscrit 17 buts en Ligue 1, soit une moyenne de plus de deux buts par match qui leur permet d’occuper la 3e place de la Ligue 1 derrière Lens et l’intouchable Paris Saint-Germain. Néanmoins, c’est un autre secteur de jeu niçois qui doit retenir l’attention pour expliquer cet excellent début de saison : la défense. Depuis le début de l’exercice, le gardien argentin, Walter Benitez, n’est allé chercher le ballon au fond de ses filets qu’à quatre reprises. La meilleure défense de Ligue 1, c’est bel et bien celle de l’OGC Nice.

La patte Galtier déjà présente

Depuis ses débuts en tant qu’entraîneur principal sur le banc de Saint-Etienne, Christophe Galtier peine à se défaire de l’étiquette de « coach défensif » qui ne mise ses succès qu’à travers un jeu de transition rapide et des contre-attaques. Son passage à Lille, ponctué par un titre de champion de France en mai dernier, a montré que le Marseillais était capable de proposer un jeu plus alléchant, porté vers l’attaque. Christophe Galtier sait modifier son plan de jeu en fonction de la qualité de son groupe, mais aussi en fonction de l’adversaire. Cependant, la solidité de l’arrière-garde reste la pierre angulaire de la philosophie de Christophe Galtier. D’ailleurs, les chiffres viennent corroborer ce constat puisque la saison dernière, le LOSC a terminé 2e meilleure défense du championnat, après avoir longtemps occupé la première place devant le PSG.

À VOIR AUSSI – Le joli but collectif de Golovin avec Monaco contre Nice le 19 septembre dernier (2-2)

Mais qui dit solidité défensive ne signifie pas forcément jeu rigoriste et peu spectaculaire. Le LOSC et désormais l’OGC Nice de Christophe Galtier, c’est une implication de l’ensemble de l’équipe dans les tâches défensives. À Nice, on observe également un pressing haut à la perte du ballon afin de récupérer vite et d’éviter de mettre la défense en danger. Par ailleurs, le 4-4-2 de Galtier empêche l’adversaire de passer par les couloirs grâce à une excellente occupation du terrain. Même L’Olympique de Marseille, pourtant en grande forme offensive lors de son déplacement à Nice (match finalement interrompu après des incidents en tribunes) avait éprouvé les pires difficultés à s’approcher des buts de Walter Benitez. Avec un plan de jeu bien établi et parfaitement adopté et exécuté par ses joueurs, Nice réussit le petit exploit d’être à la fois une forteresse imprenable et en même temps une équipe agréable à voir évoluer grâce à ses transitions rapides et sa capacité à tenir le ballon (70% de possession de balle contre Brest le 2 octobre dernier).

Une solidité basée sur une double paire

Bien évidemment lorsque l’on salue l’animation défensive d’une équipe, c’est tout naturellement que les regards se portent sur la charnière centrale. Et à Nice, elle fonctionne plus que bien. Pourtant, le chantier n’était pas gagné d’avance pour Galtier. Amputé de William Saliba, parti à l’OM, les Aiglons ont également dû réintégrer le Brésilien Dante, dont le niveau pouvait susciter quelques interrogations après sa très longue blessure associée à son âge. L’ancien du Bayern fêtera ses 38 ans ce lundi et n’a disputé que neuf rencontres de Ligue 1 la saison dernière en raison d’une rupture du ligament croisé. Et pourtant, le capitaine niçois a visiblement bu un élixir de jouvence cette saison. L’ancien joueur de Wolfsburg affiche une forme étincelante. Très solide dans les duels, rarement pris à défaut, il est le garant de l’assise défensive des Aiglons. Et son association avec le jeune Jean-Clair Todibo (21 ans), plus fougueux, affiche une parfaite complémentarité et n’est pas sans rappeler la charnière lilloise de Galtier qui était également constituée d’un vétéran (José Fonte) et d’un jeune pouce (Sven Botman).

A cette charnière ultra efficace, il faut également ajouter une autre paire qui cartonne : celle du milieu de terrain composée de Mario Lemina et Pablo Rosario. Le Gabonais et le Néerlandais réussissent un travail monstrueux dans la récupération. Contre Brest (2-1), cette double paire est parvenue à subtiliser 40 ballons à leur adversaire du jour. Là encore, impossible de ne pas faire le parallèle avec le duo Benjamin André/Boubakary Soumaré qui a écœuré de nombreux entrejeux de Ligue 1 la saison passée. La solidité défensive niçoise passe donc par un travail tactique de fond et ne se résume pas à la simple charnière centrale. Les techniciens de Ligue 1 le savent, il faudra batailler cette saison pour faire trembler les filets de Walter Benitez.

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