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lundi, juillet 4, 2022

La rentrée en catimini de l’équipe de France de handball

Trois mois après le titre olympique conquis à Tokyo, les joueurs de Guillaume Gille reviennent aux affaires, avec un nouveau capitaine et une multitude de petits jeunes.

Si la rentrée des handballeurs sacrés champions olympiques à Tokyo a été studieuse et intense dans leurs clubs, après des vacances extrêmement courtes, celle en équipe de France sera beaucoup plus douce. Réunis depuis lundi dernier à la Maison du Handball de Créteil, les Bleus ont eu l’occasion de se souvenir de l’été dernier, d’en ressentir encore toutes les belles vibrations avant de se plonger vers la première étape de la Golden League et les deux rencontres qui les attendent à Trondheim : ce samedi face au Danemark (14h15), puis dimanche contre la Norvège (16h45). Un premier grand rendez-vous post-olympique qui s’effectuera avec une équipe bis, puisque seuls Valentin Porte, Hugo Descat, Kentin Mahé et Timothey N’Guessan (qui s’était blessé en cours de compétition) remettront dès à présent les couverts.

Tous les autres – à commencer par le contingent parisien constitué des frères Karabatic, Vincent Gérard et Nedim Remili – ont été laissés au repos alors que la saison s’annonce très longue avec au milieu un Euro au mois de janvier (du 14 au 30). «Cette semaine internationale nous est apparue comme étant la dernière occasion de donner un peu de repos et de temps de régénération aux joueurs les plus sollicités à un moment charnière de la saison», se justifiait ainsi le sélectionneur, Guillaume Gille. «C’est une manière pour nous de préserver les organismes des uns et, dans le même temps, de faire grandir plus vite une jeune génération de joueurs qui ont peu ou pas accès à l’équipe de France. C’est dans cette perspective d’apprentissage du plus haut niveau et de son exigence, que l’on souhaite plonger cette jeune génération car on pense qu’elle a de l’avenir et à terme nous amener des solutions pérennes.»

Les Lenne, la nouvelle fratrie bleue

Ainsi, sur les 17 joueurs qui se sont envolés pour la Norvège, seulement deux comptent plus de 100 sélections au compteur : Mahé avec 134 et Porte qui s’apprête à célébrer ses 152 et 153e capes avec le brassard de capitaine autour du bras. Pas une première pour lui en sélection. Sauf qu’auparavant, cet honneur s’avérait conjoncturel, en raison des blessures de certains. À Trondheim, l’ailier droit montpelliérain sera réellement le maître à bord. Avec l’objectif de mener sa «bleusaille» à bon port. Symboles de ce renouvellement d’effectif, trois joueurs pourraient fêter ce week-end leur première sélection chez les A : les arrières droits Julien Bos et Luc Tobie ainsi que le pivot Arthur Lenne, qui permettra à la France de compter une nouvelle fratrie d’internationaux avec Yanis, les Lenne rejoignant les Karabatic, Gille et autres Nyokas. Pour eux, le rendez-vous sera d’importance : «Clairement, l’évaluation sera présente pour l’ensemble de ces jeunes joueurs. Quand on porte le maillot bleu, avec les compétiteurs au sein du groupe, forcément on abordera ces confrontations pour les gagner ou montrer le meilleur des visages. Malgré le peu de temps de travail, nous avons la volonté de poser des problèmes à nos adversaires et si c’est au point de remporter les matches, on ne s’en privera pas. Cependant, ces deux matches en 24h restent des séquences de travail avec des essais.»

Une manière d’ôter la pression du résultat pour ses joueurs dans une compétition, la Golden League, à laquelle la France participera pour la dernière fois cette saison, avant de se retirer. «L’idée est de préparer la route de Paris 2024 avec comme priorité de jouer des matches en France», a justifié Philippe Bana, le nouveau président de la fédération française. «C’était important pour protéger les joueurs. Avec deux matches par semaine au lieu de trois parfois exigés. Moins de déplacements, moins de fatigue, moins d’avions, moins d’empreintes carbone aussi.» «C’est un schéma très énergivore et auquel les athlètes ne sont pas préparés, a estimé le sélectionneur Guillaume Gille. Faire trois matches en quatre jours à cette époque de l’année aurait été une ineptie.» «Être un peu plus maître de son emploi du temps n’est pas une mauvaise chose», concluait Luka Karabatic, nommé vice-capitaine des Bleus. «Cela permettra au staff de mieux gérer et optimiser ces périodes avec des matches amicaux. Et ce week-end, avec le vivier que l’on a, je suis sûr que l’équipe de France sera très performante. Il y a vraiment de la qualité et le renouvellement est un aspect nécessaire dans la vie d’une sélection.»

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