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jeudi, juin 30, 2022

la France visera le Top 5

Il n’est plus question des 80 médailles évoquées il y a quelques années. Mais l’équipe de France sera ambitieuse et l’Agence nationale du sport veut tout mettre en œuvre pour qu’elle le soit.

À l’occasion de la présentation, ce mardi, des axes stratégiques de l’Agence nationale du sport à l’horizon 2024, Claude Onesta, manager général haute performance du GIP, a dressé le bilan « mitigé des Jeux de Tokyo (33 médailles, dont 10 d’or). Le bilan chiffré est considéré comme décevant au regard des estimations. Le résultat a été sauvé par la réussite pleine et entière des sports collectifs. Les sports co sont ceux qui ont le mieux traversé la période de pandémie, ont continué à travailler, ont eu des compétitions, sont restés dans une dynamique plus forte avec l’avantage d’être dans un environnement d’évaluation permanente. Ils ont développé cette approche du savoir gagner. Il faut voir comment transformer cette capacité à gagner à des entraîneurs de sport individuel. »

Et de se projeter vers Paris 2024 avec ambition en visant « le Top 5. Le Top 5 à Tokyo, c’était haut, et même très haut : les Russes avec 71 médailles, dont 20 d’or. C’est haut mais nous n’avons pas peur, donc nous allons viser la cible. Ce n’est pas parce qu’on vise la cible qu’on tape en plein cœur à chaque fois. L’idéal, c’est de ne pas faire de pronostic (en 2017, Laura Flessel, alors ministre des Sports avait lancé l’objectif de 80 médailles) mais que chaque athlète soit capable de faire la meilleure performance à Paris, de faire mieux que la France n’a jamais fait lors des Jeux. »

« Trois ans, c’est très court… »

Claude Onesta

Claude Onesta a ensuite déroulé le plan d’action avec la création d’une cellule « Perf 2024 » au sein de chaque fédération, pour travailler en relation étroite avec l’Agence. « Trois ans, c’est très court. La marge de progression est relativement faible. On ne joue pas à la loterie, on cherche à optimiser. Il y a des fédérations qui ne peuvent plus être en autonomie. Il faut les aider. » Avec en tête un soin particulier porté à l’encadrement technique avec des primes pour les entraîneurs, afin d’éviter l’exode des cerveaux et accélérer le retour des meilleurs entraîneurs tricolores partis à l’étranger (« ces experts, c’est notre richesse, c’est une perte et ils accompagnent ensuite ceux qui prennent des médailles », souligne Onesta).

Des mouvements et une volonté accompagnée du recrutement de techniciens étrangers reconnus : le volley-ball a engagé la légende brésilienne Bernardo Rezende, la natation a recruté le Néerlandais Jacco Verhaeren ancien entraîneur de l’équipe d’Australie, l’aviron a enregistré l’arrivée de l’Allemand Jürgen Grobler, qui a contribué aux succès de l’aviron britannique. « Tout ce qu’on veut c’est à la hauteur de l’investissement des athlètes et des entraîneurs. À nous d’être à la hauteur », a résumé Roxana Maracineanu, la ministre des Sports. « Créer les conditions », promet Claude Onesta qui reconnaît l’ampleur du défi « trois ans, c’est très court… »

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