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samedi, juillet 2, 2022

Entre marins et montagnards, le lien intime d’aventure et d’humilité

ENQUÊTE – À l’image de Franck Cammas, beaucoup de navigateurs s’accomplissent aussi en altitude. Guidés par la même soif de confrontation aux éléments et de dépassement de soi, certains skieurs ou alpinistes quittent les sommets pour partir à l’assaut des océans.

L’ultime impulsion est périlleuse, l’équilibre précaire. Après quelques minutes d’un acrobatique tête-à-tête avec la roche, l’horizon se dégage enfin au-dessus de la crête. Baigné de soleil, le massif des Écrins se dresse en majesté. En contrebas, le glacier Blanc déroule sa langue immaculée. Sublime mais labile, soumise à un inexorable recul dû au réchauffement climatique (1 km de perdu depuis 1986, 5,2 km de long aujourd’hui).

La découverte de ce panorama à couper le souffle méritait bien une séance d’escalade, cotée 3 sur 9 sur l’échelle de la difficulté. «Ça vaut toujours le coup», sourit Franck Cammas. Posé sur l’aiguille Pierre-Étienne, 2 967 m au-dessus du niveau de la mer, l’habituel terrain de jeu de ses exploits, le navigateur scrute les cimes. À deux semaines du départ de la Transat Jacques Vabre (ce dimanche au Havre), Charles Caudrelier, coskipper du maxi-trimaran Edmond de Rothschild, et lui ont troqué leurs bottes contre des crampons. Pendant quatre jours, ils parcourront

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