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lundi, juillet 4, 2022

des Bleus aux anges, les Belges amers

Retrouvez les réactions des différents acteurs après le match fabuleux entre la Belgique et la France (2-3) jeudi soir à Turin.

Hugo Lloris : «On a ressenti de la joie et de la fierté. Face à un adversaire de cette qualité, renverser le match en notre faveur est un exploit, à l’image du talent de notre équipe. Après un bon début de match, on a commencé à trop reculer, ils ont su créer des espaces et nous mettre en difficulté. Ces deux buts (belges) viennent un peu contre le cours du jeu mais ils se sont créé les occasions. Il a fallu réagir en équipe. La clé c’est que mentalement on a su rester dans le match et élever notre niveau en équipe. (Sur Kylian Mbappé) Prendre cette responsabilité à ce moment du match, c’est fantastique. Bien sûr qu’il y a le talent, mais derrière, il y a un mental de vainqueur. On est tous content pour lui dans le vestiaire.»

Antoine Griezmann: «Ça nous fait du bien, de gagner comme ça en marquant, en faisant la différence, on a su remonter et on a réussi un match fantastique. À la mi-temps Didier Deschamps nous a dit qu’il fallait aller les chercher, que si on mettait un but ça allait changer le match et c’est ce qui s’est passé. On a un beau groupe, et maintenant il faut récupérer en pensant à la finale dimanche. À 3-2 on était bien «focus», on savait qu’on avait commis une erreur contre la Suisse, et on est là pour remontrer qu’on a les épaules pour gagner contre n’importe quelle équipe. Je suis très fier de ce groupe de joueurs.»

Kylian Mbappé face aux Belges Andrea Staccioli / Insidefoto / PANORAMIC

Paul Pogba : « (Sur le discours à la pause dans le vestiaire des Bleus) Vous allez le voir sûrement sur des vidéos. J’espère que ce sera après la victoire de dimanche que vous pourrez découvrir ce qu’on s’est dit dans le vestiaire. Il faudra attendre pour voir ça. J’espère qu’on gagnera dimanche et vous verrez ce qu’on a ressenti. C’est une énergie que je ne peux pas expliquer. Je pense que s’il y a une vidéo, vous allez comprendre. »

Kylian Mbappé : « On perdait 2-0, on était mal embarqués mais on n’a pas lâché à la mi-temps. On s’est dit les choses et on est revenus avec de vraies intentions. On a joué plus haut déjà. On a joué dans leur camp. On était mieux dans les transmissions. On s’est créé des occaz’. Cela nous a donné de l’espoir. À la fin, c’est complètement fou. J’adore jouer les matches comme ça. Ce sont des matches à pression, que tout le monde regarde, que tout le monde veut jouer.»

Thibaut Courtois : « On a bien joué en première période, on a trouvé des espaces, on a eu la possession. En deuxième, ils ont pressé plus haut, on a été en difficulté, on n’est pas resté calme avec le ballon, et on leur a donné des buts cadeaux. C’est dommage. Sur le premier, on sait que ce sont des joueurs de classe, capables de faire ça. Je connais bien Karim Benzema. Le deuxième, c’est une perte de balle, et il y a ce penalty bête. On savait que 2-0 à la mi-temps, ce ne serait pas assez… (Sur le match pour la 3e place contre l’Italie) C’est un match qu’on joue pour rien. Être troisième de la Ligue des nations, ça ne sert à rien. Je ne sais pas pourquoi on joue ce match. La finale est le soir, nous, on joue le midi. Ce n’est pas pour ça qu’on veut jouer ».

Thibaut Courtois face à Kylian Mbappé FRANCK FIFE / AFP

Roberto Martinez (sélectionneur de la Belgique) : «Il faut qu’on se concentre sur notre première mi-temps, on a gardé la tête froide, on a compris comment marquer contre la France. En seconde période, on a peut-être été trop émotifs, on a peut-être pensé trop vite à la finale au lieu de se concentrer sur les actions. C’est une grande déception pour nous. On aurait pu éviter certains problèmes, on aurait dû revenir en seconde comme on avait joué en première période. Je pense que la qualité, elle s’est vue. Mais la seconde (période, ndlr) s’est jouée sur les émotions. On a arrêté de jouer, on sentait, je pense, une responsabilité vis-à-vis de nos supporters. Nos joueurs voulaient remporter ce match de manière désespérée. Le paramètre émotionnel a été trop grand. Mais on ne peut pas dire qu’il n’y avait pas de qualité. Il faut applaudir notre prestation, notre envie. C’est dur pour nous aujourd’hui, mais dans douze mois, ce sera le moment de montrer qu’on est résilient, qu’on peut grandir, rebondir de cette expérience cruelle. Un autre match (dimanche) sera l’opportunité pour les joueurs de montrer ce qu’ils valent.»

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