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lundi, juillet 4, 2022

coups de cœur et coups de griffe après OM-PSG

Découvrez ce qui a retenu l’attention de notre envoyé spécial à Marseille dimanche, pour le 101e Classique entre l’OM et le Paris SG (0-0).

COUPS DE CŒUR

Payet, les mots forts du capitaine
S’il n’a pas forcément brillé sur le pré, Dimitri Payet a assumé son rôle de capitaine avec brio devant les médias. Le milieu international tricolore a pris son courage à deux mains et critiqué avec virulence les agissements déplorables de certains supporters marseillais dimanche soir (voir par ailleurs). «On ne peut pas dire que ce sont des supporters de l’OM. On sait ce qu’on risque, perdre des points. Il ne faudra pas pleurer en fin de saison s’il nous en manque un ou deux», a-t-il martelé en zone mixte après la partie. Et d’ajouter, au sujet des débordements à répétition en L1 : «Il faudra des sanctions. Et de vraies sanctions ! On ne peut pas, on ne peut plus accepter ça. Ou alors, il faut attendre qu’il y ait quelque chose de vraiment grave ? Et ce serait trop tard à mon avis. Il faut prendre des décisions.» Tout bon.

À VOIR AUSSI – Le top 5 des buts de Dimitri Payet avec l’OM

Le Vélodrome tout feu tout flamme
Le capitaine Payet a aussi félicité le reste du public, l’immense majorité des 65.000 personnes qui ont pris place dans les tribunes du Vélodrome. À juste titre. Car l’ambiance était folle. William Saliba assure qu’il s’agissait du «meilleur match de (sa) carrière» dans ce domaine, saluant la «ferveur» du stade dimanche. «J’ai encore les oreilles qui sifflent, c’est vous dire ! Il régnait une atmosphère exceptionnelle. Il faut jouer à l’OM pour décrire ce genre de sentiment», souligne pour sa part Mattéo Guendouzi, «heureux» d’être à Marseille et de jouer devant «le meilleur public de France». Même le portier parisien, Keylor Navas, a salué l’ambiance phocéenne : «C’était une joie pour tout le monde de jouer devant ce public. Le football avec les supporters, c’est vraiment complètement autre chose.» Rappelons que les deux précédents Classiques, à Lens (Trophée des Champions) et déjà au Vélodrome, s’étaient déroulés dans des stades vides, tandis que l’OM s’était imposé devant 5.000 personnes en début de saison dernière, à Paris (0-1). Forcément, ça change tout.

Saliba et Guendouzi, symboles d’un OM qui a du cœur
Le PSG en balade au Vélodrome ? Certains supporters olympiens ont pu le craindre, eux qui espèrent une victoire de leur club fétiche face au rival parisien à domicile depuis 10 ans. Les trois points n’étaient pas à la clé (0-0), mais leurs joueurs ont dû les rassurer. Certes, il aura manqué pas mal de choses à cet OM (voir par ailleurs), mais pas de cœur, de volonté ni d’envie. «On a montré un beau visage, on s’est battu jusqu’au bout. C’est ça qu’on veut ici», a résumé William Saliba, qui s’est comporté en taulier du haut de ses 20 ans et qui a fait «un très bon match» selon Guendouzi. Saliba et Guendouzi, deux joueurs originaires de région parisienne et prêtés par Arsenal. Mais surtout deux joueurs qui font les beaux jours de l’OM.

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COUPS DE GRIFFE

L’OM peut-être pas assez entreprenant
«Il ne faut pas cracher sur ce point», clame Saliba, tandis que Peres estime que «ce n’est pas un si mauvais résultat». Et c’est vrai que beaucoup auraient signé des deux mains pour un nul avant la partie sur la Canebière. Sauf «qu’il y avait la place pour l’emporter», comme l’a reconnu Guendouzi. Les Marseillais ont péché dans la finition, par exemple Arkadiusz Milik en début de match et Konrad de la Fuente, à la fin. Surtout, ils ont peut-être manqué d’ambition dans le jeu, notamment après l’expulsion d’Achraf Hakimi (57e). Une relative frilosité qu’on peut aussi comprendre, connaissant la force de frappe du PSG en contre. D’ailleurs, les joueurs de Mauricio Pochettino auraient aussi pu l’emporter. N’empêche, les regrets étaient surtout marseillais.

Le PSG pas plus avancé
Pochettino voit «des progrès» dans l’expression collective de «son» PSG. Il est bien le seul. Certes, ils auraient pu l’emporter à Marseille dimanche soir avec un peu plus d’efficacité devant le but, mais les Parisiens ont encore souffert et se sont montrés trop fébriles. Tactiquement, on se demande où va «Poche» avec ce vrai-faux 4-2-4 qu’il aligne dès qu’il dispose de ses quatre stars offensives, Lionel Messi, Kylian Mbappé, Neymar et Angel Di Maria. Surtout en ajoutant deux latéraux très offensifs à l’équation, Nuno Mendes et Hakimi. Ce dernier manquera d’ailleurs la réception de Lille vendredi (21h) après son rouge au Vélodrome. Toujours est-il que le PSG fait du sur-place collectivement, à l’image de Neymar, individuellement. «Dans un club comme Paris, on sait que les mois de septembre, octobre et novembre sont difficiles», promet Pochettino. Vivement 2022 alors.

Des débordements, encore des débordements
À chaque journée de Ligue 1 ses débordements. Après les incidents à Saint-Etienne et la rixe entre supporters de Nantes et Bordeaux, à Lorient, au tour de Marseille. Pourtant, Pablo Longoria et Dimitri Payet avaient appelé au calme avant le Classique, il n’y avait pas de supporter parisien à Marseille et l’OM est sous le coup d’un retrait d’un point avec sursis. Rien n’y a fait. Une poignée d’intellectuels a cru bon d’envoyer des projectiles divers et variés en direction des tireurs de corner parisiens, un fan s’est invité sur la pelouse en plein match, d’autres se sont écharpés avec les forces de l’ordre pour forcer l’entrée dans le stade… La coupe est pleine.

À VOIR AUSSI – Jets de projectiles lors de OM-PSG: pour Payet, «On ne peut pas, on ne peut plus accepter ça»

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