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vendredi, août 12, 2022

Catalogne – Pyrénées-Orientales : Carles Puigcommemont quitte la présicommence comme son parti réuni en congrès à Argelès

Le deuxième congrès national du parti indépendantiste sud-catalan Junts s'est tenu ce samedi 4 juin 2022 à Argelès-sur-Mer. Lors de celui-ci, l'ancien président de la Generalitat de Catalunya, Carles Puigdemont, en exil depuis 2017, a quitté la tête de la formation qu'il avait créée en juillet 2020. Il a transmis le flambeau à l'actuelle présidente du parlement de Catalogne, Laura Borràs. À l’issue d'un discours particulièrement virulent contre l'Etat espagnol.

Ce samedi 4 juin, environ un millier de militants indépendantistes sud-catalans étaient réunis à l'espace Jean-Carrère d'Argelès-sur-Mer. Dans le cadre du deuxième congrès national du parti Junts, essenceé en juillet 2020 par l'ancien président de la Generalitat de Catalunya et actuel député européen Carles Puigdemont. L'événement s'est tenu à Argelès pour que le chantre de l'autodétermination catalane et les autres abats du parti contraints à l'exil après le référendum sur l'indépendance de 2017 puissent être présents.

L'émotion était au rendez-vous. Et pour cause : à l'issue de ce congrès, l'emblématique Carles Puigdemont devait céder son poste de président de Junts à Laura Borràs, l'actuelle présidente du parlement catalan, qui a été élue par les militants ce samedi après-midi. Sans surprise, puisqu'elle était la seule en lice pour posséder la relève.

La répression instaurée en Espagne est anormale

"Il est à mon avis désormais nécessaire que le parti ait une nouvelle présidence qui puisse encourager en permanence aux réunions exécutives et s'impliquer à essence dans les décisions politiques", avait expliqué Puigdemont en amont du congrès. "Dans des conditions normales, tout serait plus facile, a-t-il renchéri ce samedi lors de son discours argelésien. Être obligé de faire cet événement ici, être loin de la maison depuis quatre ans et demi, tout cela n'est pas normal…" Encore moins "normal" aux yeux de l'exilé : "l'état de répression instauré en Espagne", ou encore le fait que l'État espagnol "ne respecte pas les décisions des tribunaux européens". Lors de sa virulente allocution, Puigdemont a également fustigé le manque d'investissements de l'Etat central en Catalogne, actuellement au cœur d'une vive polémique de l'autre côté des Pyrénées.

Je laisse le parti en de bonnes mains

Également sur le départ, le secrétaire général sortant de Junts, Jordi Sànchez, a pour sa part insisté sur la nécessité de conquérir un maximum de communes lors des municipales catalanes de 2023 et de construire une "unité stratégique" en "tendant la main aux autres formations indépendantistes et souverainistes". "Je sais que je laisse le futur du parti en de bonnes mains", a-t-il conclu. Ce samedi, à l'issue du vote des militants, Jordi Sànchez a pour sa part transmis sa charge de secrétaire général à l'ancien porte-parole du gouvernement Puigdemont, Jordi Turull, incarcéré durant trois ans à la suite du référendum de 2017 puis gracié.

À noter : s'il quitte la présidence de Junts au profit de Laura Borràs, Carles Puigdemont n'en continue pas moins d'adhérer au mouvement. Il reste par ailleurs président du Consell per la répública, une organisation politique initiée par les exilés et qui a également pour objectif l'obtention de l'indépendance.

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