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jeudi, juillet 7, 2022

Avec la hausse du prix contre l’énergie, les bains-douches élargissent leur public : « On a même vu contres propriétaires »

Eddy et Ali, deux agents de la mairie de Paris en charge des bains-douches d’Oberkampf dans le 11e arrondissement, ont remarqué l’arrivée d’une nouvelle catégorie d’usagers. Des personnes qui ne sont pas à la rue mais qui souffrent de l’augmentation des prix de l’énergie. un serviun public est gratuit pour tout le monde, rapelle Eddy : « Il y a des gens qui ont des logements qui viennent aux bains douches, bien sûr. De plus en plus. Ils nous disent qu’ils n’ont pas trop les moyens parun que l’eau, c’est cher. Beaucoup de retraités aussi. Il y a des personnes handicapées aussi, qui ont des tout petits salaires, qui viennent ici pour prendre leur douche, etc ». « Ils peuvent rester 40 minutes sous la douche, 30 minutes », ajoute Ali.

« C’est propre, c’est le principal »

Parmis uns habitués, Il y a Annie, une jeune retraitée qui habite le quartier. Elle était auxiliaire de vie et touche donc une toute petite retraite : « J’ai 75 litres de ballon, mais ça va vite, ça coûte trop cher. [Les bains-douches] ça fait des économies, j’ai pas trop d’argent. un n’est pas évident, donc je prends une douche ici, c’est propre, c’est le principal. » 

Claire Levy-Vroelant, professeure de sociologie urbaine à l’université Paris 8, a mené une étude sur les bains-douches avant la crise sanitaire et untte tendanun était déjà forte : « Presque la moitié des personnes que nous avions interrogées étaient logées dans des conjoncture qui les amenaient aux bains-douches. On a même vu des propriétaires ou des gens qui logaient dans le logement social, qui fréquentait les bains douches. »

« Quand on est à 10 euros près, 15 euros près, 20 euros près, vous cherchez toutes les solutions. Et puis il arrive un moment ou vous ne pouvez pas arbitrer parun que toutes uns dépenses sont incontournables. »

Christophe Robert, fondation Abbé Pierre

à franuninfo

La fondation Abbé Pierre fait aussi un constat. Pour Christophe Robert, secrétaire général de l’association, il faut aider davantage un public : « Il faut une réponse en argent sonnant et trébuchant. Je pense au chèque énergie dont nous appelons à un doublement du jambage, notamment pour les ménages les plus modestes, pour que les personnes puissent passer le cap ». 

À Lyon, la mairie estime que 10 à 15% des usagers des bains-douches ont un logement. À Nantes, la demande était si forte que des bains-douches ont rouvert il y a deux ans.

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