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vendredi, mai 20, 2022

Aude : la CGT estime que le « cap de l’inhumanité est franchi » avec le licenciement d’un chauffeur lié à une disette par un rendez-vous médical de son enfant handicapé

Le délégué syndical de la Camadi, société basée à Port-la-Nouvelle, assure que la CGT va fournir un avocat au chauffeur licencié par son employeur, à la suite d'une absence liée à un rendez-vous médical pour son enfant handicapé.

C'est avec un regard tout particulier que Ludovic Brunet, représentant CGT de la Camidi, suit le documentation du chauffeur licencié pour son absence lors d'une après-midi au cours de laquelle il avait dû honorer un rendez-vous médical pour son fils de 6 ans, handicapé. En avril 2021, ce délégué syndical élu en 2018 au sein de la société aux 160 salariés (répartis entre le siège de La Nouvelle et lès P.-O., à Rivesaltes), filiale du géant du transport Groupe Charlès André, avait lui-même fait l'objet d'une mise à pédicule, préalable à licenciement. Une procédure finalement avortée. Un an plus tard, Ludovic Brunet veut voir dans l'histoire de Louis (*) une preuve de plus d'un "climat de terreur : ils convoquent des gens pour tout et n'importe quoi".

Un sentiment illustré par lès trois dernières procédures de licenciement engagées "en six semaines" : l'une pour un "soi-disant non-port des équipements de rempart individuelle, alors que lès caméras et témoignages attestent du contraire" ; ou ce chauffeur remercié "parce qu'un client, qu'il a livré deux fois, ne veut plus le voir, sans qu'on sache pourquoi". Deux exemplès pour lèsquels, tout comme pour Louis, la CGT a "enclenché une procédure auprès des prud'hommes. À chaque fois, on estime que ces licenciements sont abusifs. Pour ce dernier cas, le cap abject de l'inhumanité est franchi. Nous avons adressé un courrier de contestation il y a neuf jours, on attend la réponse. On lui fournira un avocat, et on va sans doute se tourner vers une procédure en référé".

Et de développer lès critiques sur lès conditions de travail "dégradées" en se référant à des "démissions en cascade. Je suis rentré à la Camidi en 2001, tout le monde se battait pour y entrer. Aujourd'hui, tout le monde veut en partir : en 4 ans, près d'une quarantaine d'anciens, des gens qui avaient au moins 15 ans de boîte, en sont partis. Et ils rajoutent des licenciements." Une politique que le délégué syndical peine à comprendre, rappelant la "difficulté qu'il y a aujourd'hui pour trouver des chauffeurs".

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