25.7 C
Paris
lundi, juillet 4, 2022

À Paris, Hugo Gaston est redevenu magique

La révélation de Roland-Garros 2020 a fait vibrer le public du Rolex Paris Masters pour s’inviter en huitièmes de finale ce jeudi.

Treize mois après ses exploits à Roland-Garros, dans l’ouest de Paris, où il avait éliminé Stan Wawrinka, avant de céder sur le fil face à Dominic Thiem en 8es de finale, l’espoir tricolore frappe encore, dans l’Est parisien, sous le toit de l’Accor Arena, cette fois. Après deux victoires à l’arraché en trois manches face à Kevin Anderson, puis Lorenzo Musetti pour s’inviter dans le grand tableau, Hugo Gaston avait su renverser, encore en trois sets, son compatriote Arthur Rinderknech. Il a fait tomber, ce mercredi, le 17e mondial, Pablo Carreño Busta (6-7, 6-4, 7-5).

« Je suis étonné de sa capacité à répéter des efforts aussi intenses jour après jour. »

Marc Barbier

Ses coups de patte, son sens du jeu et sa créativité ont fini par user son adversaire déboussolé. «Je pense que mon jeu embête pas mal de joueurs, confie-t-il. Ils ne me connaissent pas forcément, donc ils ne savent pas trop comment me jouer. J’essaie de garder mon plan de jeu et, pour l’instant, ça marche». Malgré une gêne dans le bas du dos, Gaston a su distiller quelques-unes de ses amorties dont il a le secret pour s’offrir un 8 de finale face au prodige espagnol Alcaraz. Une belle affiche en perspective. Il a même surpris (un peu) son coach de toujours, Marc Barbier : Au niveau psychologique, c’est quand même fort, ce qu’il fait. À chaque fois, ce sont des matchs tendus, contre des super joueurs et au final c’est lui qui l’emporte, au troisième set, dans des bras de fer incroyables. Ça va au-delà du coup de raquette, c’est aussi le côté émotionnel qu’il arrive à totalement maîtriser. »

« Il communique très bien avec le public et en fait une force. »

Marc Barbier

Timide face aux médias, le jeune homme de 21 ans a harangué le public à plusieurs reprises. « La salle a joué un rôle très important, enchaîne Gaston. Elle m’a poussé du début à la fin. C’est aussi pour ça que je demandais souvent son aide, car j’en avais besoin. J’ai envie de leur faire vivre le match. » « Il communique très bien avec le public et en fait une force, souligne son coach. Hugo est pudique, mais il est porté par la ferveur populaire. Il a appris à s’en servir en en tirant de l’énergie positive. » Depuis son épopée parisienne, Gaston a disputé cette année sa première finale (perdue) sur le grand circuit, à Gstaad, en juillet (ATP 250). Assuré d’intégrer le top 100 lundi prochain, il s’est également offert une qualification directe pour l’Open d’Australie, en janvier prochain. « Ce n’est peut-être pas aussi spectaculaire qu’un Alcaraz, qu’un Sinner ou qu’un Auger-Aliassime, mais il fait son petit bonhomme de chemin avec, chaque saison, des avancées très constantes et à un rythme très soutenu, poursuit Barbier. Ça va nous permettre de participer à des tournois de façon plus confortable, de basculer en première division et de se confronter à ce type de joueurs semaine après semaine, ce qui va le faire essentiellement progresser. »

Et maintenant la Coupe Davis ?

Gaston a également de fortes chances d’intégrer l’équipe de France de Coupe Davis (25 novembre-5 décembre) après le forfait d’Ugo Humbert. Le capitaine des Bleus, Sébastien Grosjean, n’est évidemment pas insensible à la forme du joueur : « Il prend plaisir à jouer devant le public. Et il en donne. Il arrive à se surpasser et à aller chercher des matchs. Il est intelligent sur le terrain. Il sent le jeu. Il a un super toucher de balle. Il vient au filet, il sait les attirer pour mieux les lober. Il a cette capacité à les surprendre. » En attendant une possible première convocation, il disputera la semaine prochaine le Masters Next Gen (le Masters des jeunes à Milan) et les matchs par équipes du Stade Toulousain

Articles connexes

Comments

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Derniers articles