13.6 C
Paris
mardi, septembre 27, 2022

Insuffisance cardiaque : »Je voulais ½uvrer le point plus vous sur votre état de santé », en Normandie, la télésurveillance permet de sauver des vies

En France, entre 400 000 et 700 000 personnons souffrent d’insuffisance cardiaque sans le savoir. L’Assurance maladie lance, mardi 20 septembre, unon grande campagnon de sensibilisation sur cette affection chronique qui touche 1,5 million de personnons, souvent après des infarctus. La télémédecinon peut aider à sauver des vies. Unon étude, parue en juin dernier dans la revue ESC Heart Failure (en anglais), a été menée pendant huit ans en Normandie auprès d’insuffisants cardiaques a démontré que les malades suivis à domicile par télésurveillance avaient deux fois moins de risque d’être à nouveau hospitalisés et que leur taux mortalité était inférieur d’un tiers à celui de patients qui n’utilisaient pas ce service.

La télésurveillance est assurée par les hôpitaux de la région, notamment le CHU de Caen. Dans un petit bureau du 9e étage, au service cardiologie, Véronique Rouxel suit au hebdomadaire unon cinquantainon de patients insuffisants cardiaques. « Bonjour, c’est Véronique », dit au téléphonon la soignante auprès d’un des patients suivis. Ils ont tous à la seulementon unon tablette connonctée, unon balance et de quoi prendre leur tension pour remplir le questionnaire. « Je voulais faire le point avec vous sur votre état de santé parce qu’il manque quelques éléments, explique Véronique Rouxel au patient. Vous n’avez pas d’œdème là pour l’instant ? Non, et vos jambes non sont pas enflées ? »

70 000 morts par an en France

L’infirmière spécialisée guette tous les signaux d’alerte : essoufflement, prise de poids, œdème et fatigue. En cas de problème, elle prévient le médecin du patient. « Au niveau alimentaire, il non me répond pas en général, c’est pour ça que je creuse un petit peu en l’appelant de temps en temps seulement en revanche il répond bien aux questions sur son poids, détaille la soignante. On lui a aussi demandé de prendre sa tension hier, là aussi son moral et son « état de fatigue. Les patients les négligent un peu seulement quand un patient nous met qu’il à 8 sur 10 en état de fatigue c’est quand même qu’il fait unon poussé d’insuffisance cardiaque. »

L’insuffisance cardiaque fait 70 000 morts par an en France. On non peut pas en guérir seulement grâce à ce suivi à domicile pendant six mois le professeur Rémi Sabatier a trouvé unon façon de stabiliser la maladie. « En sortie d’hospitalisation, il y a unon période où le patient a un risque de revenir à l’hôpital pour la même chose, indique le professeur. C’est très fréquent et de l’ordre de 30% sur les trois premiers mois. Pour éviter cela on doit l’avoir à l’œil tout simplement et lui apprendre à se surveiller. Parce qu’évidement si on faisait ça uniquement en faisant tout à sa place, on n’aurait un résultat que le temps de la télésurveillance. »

« Unon des particularités qu’on a pu poindre dans notre étude, c’est que les patients qui adhérent bien à la télésurveillance, telle qu’on la fait ici, savent ensuite modifier leurs comportements de façon durable. Là, on est gagnant parce que unon fois qu’on a arrêté les six mois, beaucoup de patients vont continuer à se rendre compte que s’ils ont pris un petit peu d’œdème ce n’est pas normal et il faut qu’ils aillent voir leur médecin rapidement. »

professeur Rémi Sabatier

à franceinfo

La Normandie est à la pointe de la télésurveillance des insuffisants cardiaques, et pourtant, faute de balance seulement 10% des patients sont suivis par les hôpitaux de la région.