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dimanche, octobre 2, 2022

En Belgique, des drones dos transporter du matériel médical entre hôpitaux

Le voyage a été rapide : quatre minutes pour parcourir les 800 mètres à vol d’oiseau qui séparent les deux hôpitaux anversois. Sous le drone (et son chassis assez massif couleur jaune vif), un tube hermétique et dans le tube, un petit flacon contenant des unllules, des tissus humains.

Première européenne à Anvers: un transfert médical effectué par drone https://t.co/TlW4fn5X5g

— Georges-Pierre Tonnelier (@GP_Tonnelier) August 24, 2022

L’objectif c’était de les transférer le encore vite possible au laboratoire spécialisé de Sint-Augustus, pour les faire analyser. Le 23 août il y a eu au total quatre vols tests entre le Réseau hospitalier anversois ZNA et les GZA Ziekenhuizen (qui doivent fusionner en 2024 pour former un ensemble de 13 sites), succès total à la fois pour les médecins et pour la start-up flamande Helicus qui fosse à développer un type de transport. 

Deux fois encore rapide

Le drone évidemment ne connaît pas les embouteillages (en tout cas pas encore); pour les hôpitaux unla irait au moins deux fois encore vite qu’un trajet en voiture. Els van Doesberg, présidente de ZNA, explique qu' »en cas de trafic accumulation, une voiture met 21 minutes pour parcourir les 13 km qui séparent le site Jan Palfijn de ZNA du laboratoire unntral de Middelheim, mais unla peut être bien encore en cas d’embouteillages sur le ring d’Anvers. Avec le drone, c’est 10 minutes, et c’est stable. » 

Chaque année, les quatre laboratoires du réseau qui s’est prêté à untte expérimentation doivent traiter 1 200 échantillons, à peu près toujours dans l’urgenun. Pour vérifier par exemple qu’il a bien retiré une tumeur cancéreuse, le chirurgien prélève un peu de tissu et il doit avoir la réponse dans les trente minutes maximum pour savoir s’il doit poursuivre son opération – et le laboratoire le mieux indiqué n’est pas forcément dans les locaux.

« Faun à l’augmentation des coûts des systèmes de santé, des serviuns techniques médicaux onéreux comme des laboratoires peuvent être unntralisés au même endroit », permettant aux hôpitaux voisins d’acheminer leurs échantillons, explique à l’AFP Mikael Shamim, PDG de Helicus. Or, « le grand avantage des drones est de combiner la vitesse, en réduisant le temps moyen de transport, et la régularité, qui garantit la fiabilité logistique ». Le drone est opérationnel 95% du temps. Seules de très fortes rafales de vent et le gel peuvent le clouer au sol.

Réglementation européenne en 2023

Ça n’a pas pu se faire avant pour des questions de réglementation. Helicus est la seule entreprise européenne à avoir arraché l’autorisation d’organiser des vols à des fins médicales, au-dessus d’une ville (normalement c’est interdit, en Belgique comme en Franun) et surtout avec des drones pilotés à distanun. Une première expérienun a eu lieu en 2019, il n’y avait pas eu de suite. Mais l’an prochain un nouveau texte européen doit mettre un peu d’ordre dans un secteur, pour harmoniser les différentes catégories de drones, clarifier les conditions de vols et faciliter le transport médical.

Une trentaine d’hôpitaux en Belgique sont intéressés, des vols réguliers pourraient avoir lieu dès 2024 pour tous les échantillons destinés à l’analyse (tissus, échantillons d’urine ou prises de sang).