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mardi, octobre 4, 2022

la loi Chassaigne entre en vigueur pour revaloriser les petites retraites

À partir de ce lundi 1er novembre, la retraite plancher de certains anciens agriculteurs passe de 75% à 85% du SMIC.

À partir de ce lundi 1er novembre, la loi Chassaigne qui revalorise la retraite plancher de certains agriculteurs de 75% à 85% du SMIC entre en vigueur.

Cette mesure faisait partie du projet initial de la réforme des retraites. Le premier ministre Jean Castex avait expliqué qu’un des objectifs était de rendre « attractif » le métier d’agriculteur. Un enjeu crucial alors que 55 % des exploitants agricoles sont âgés de plus de 50 ans et 45 % des exploitants auront atteint l’âge fatidique de la retraite d’ici à 2026.

« Concrètement, pour 227 000 chefs d’exploitation agricole, ça représentera en moyenne 100 euros de plus par mois. C’est une avancée forte, qui était attendue, qui était nécessaire », avait fait valoir Jean Castex mi-avril. Les agriculteurs concernés toucheront cet argent pour la première fois sur leurs pensions de novembre, versées début décembre.

1035 euros pour une carrière complète

Il s’agit des travailleurs non-salariés des professions agricoles qui peuvent justifier d’avoir réalisé une carrière en tant que chef d’exploitation ou chef d’entreprise agricole pendant 17 ans et demi et avoir validé tous leurs trimestres. Ils doivent toucher également une pension très faible, qui sera aujourd’hui revalorisée à hauteur de 85% du Smic, soit 1 035 euros pour une carrière complète. Tous ceux qui sont éligibles et qui touchent moins que ce montant verront donc leurs pensions augmenter.

Le coût de cette mesure sera de 283 millions d’euros l’an prochain. Elle sera financée par la solidarité nationale, avec notamment le relèvement d’une taxe sur les ventes d’alcool.

Une deuxième proposition de loi a été votée en juin à l’Assemblée nationale pour augmenter de 100 euros par mois, en moyenne, la pension des conjoints et des aidants familiaux des chefs d’exploitation. Ils touchent, en moyenne, une pension de 604 euros chaque mois voire de 307 euros lorsqu’ils n’ont pas validé 150 trimestres. Le texte devrait être soumis au Sénat le 9 décembre.