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dimanche, octobre 2, 2022

Guillaume Tabard: «Faire du social, sans renoncer à l’ADN du macronisme: mission impossible?»

CONTRE-POINT – Le fameux «contrat d’engagement» pour les jeunes, annoncé le 12 juillet dernier, diffuse politiquement et symboliquement un parfum d’ambiguïté.

Finalement, c’est bien lui qui l’a annoncé. Depuis des semaines, il se murmurait qu’Emmanuel Macron pourrait laisser Jean Castex dévoiler ce fameux «contrat d’engagement» pour les jeunes de moins de 26 ans qu’il avait annoncé le 12 juillet dernier. Mais sous le régime de l’hyper présidence, renoncer à porter soi-même une annonce signifie l’enterrer. Le chef de l’État ne pouvait donc pas se défausser. Mais en même temps, passer par un simple message Facebook, c’est une manière de rester au milieu du gué. Certes, c’est le plus puissant des réseaux sociaux et le meilleur moyen d’atteindre les jeunes, cible de ce dispositif. Mais tout au long de son quinquennat, il a suffisamment montré qu’il savait valoriser médiatiquement les annonces qui lui tenaient le plus à cœur.

Le « contrat d’engagement » entre dans la catégorie des mesures sociales, puisqu’il s’agit de venir en aide à une catégorie donnée, et sous la forme d’une allocation. Mais en même temps, Macron veut convaincre qu’il n’a pas renoncé à son ADN initial

Comme si, ce contrat d’engagement, il voulait le faire connaître, sans en faire l’emblème de son mandat. Et pour cause. Cette mesure diffuse politiquement et symboliquement un parfum d’ambiguïté. Elle entre dans la catégorie des

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