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mardi, octobre 4, 2022

Andy Murray à Paris, un invité qui ne fait presque pas débat

L’ancien numéro un mondial, qui affronte ce lundi l’Américain Jenson Brooksby, a reçu une invitation de la part des organisateurs du Rolex Paris Masters.

S’il y a un joueur qui était légitime pour priver le tennis français d’un 100% d’invités sur le grand tableau, c’est bien lui. Andy Murray a ainsi hérité de la quatrième wild card de l’édition 2021. «Ce n’est pas anormal de la donner à Andy Murray Il devait en avoir une à Roland-Garros (en juin dernier, NDLR), c’est lui qu’il l’a décliné trouvant qu’il n’était pas assez performant, a indiqué le directeur du tournoi Guy Forget en marge du tirage au sort du Masters 1000 parisien. Il a beaucoup progressé depuis, il s’est imposé par le passé dans notre tournoi, il a été numéro un mondial, champion olympique, il a remporté des titres du Grand Chelem et la Coupe Davis».

Guy Forget estime aussi que le quatrième membre du Big four est «bankable», et qu’il devrait attirer du monde ce lundi soir pour son entrée en lice, alors que la jauge est à 100%. «Beaucoup de gens vont venir voir Murray. Même des Français vont venir le voir, pas que des Anglais. C’est un merveilleux exemple de courage et de remise en question après son opération à la hanche.»

« J’ai confiance en mon instinct de compétiteur, c’est une de mes grandes forces. Je ne l’ai pas perdu et quand il aura disparu, ce sera sans doute le moment d’arrêter. »

Andy Murray

L’homme aux 46 titres ATP, dont 3 titres du Grand Chelem (US 2012, Wimbledon 2013 et 2016), a collectionné les blessures depuis quatre ans. Rongé par les douleurs à la hanche pendant deux ans, l’Écossais, éprouvé, avait même raconté son supplice et son désir de mettre un terme à sa carrière, à l’issue d’une élimination au 2e tour de l’Open d’Australie 2019. Des larmes avaient coulé. Elles ont séché. Le mot retraite ne fait plus partie de son vocabulaire.

Tel un Phénix qui renaît de ses cendres, après deux opérations à la hanche droite. Si le Britannique n’a clairement pas retrouvé sa puissance d’antan, il a retrouvé l’envie d’avoir envie. Sa science du jeu et sa résilience, comme principaux atouts. «Je sens que je peux toujours être compétitif au sommet et peu importe le nombre de personnes qui me disent d’arrêter ou que je ne devrais pas continuer. J’ai confiance en mon instinct de compétiteur, c’est une de mes grandes forces. Je ne l’ai pas perdu et quand il aura disparu, ce sera sans doute le moment d’arrêter», avait-il soufflé lors du dernier Wimbledon.

Malgré une modeste 156e place mondiale, le vainqueur de l’édition 2016 a affiché des progrès ces dernières semaines, comme le prouve sa victoire contre Hubert Hurkacz, au premier tour à Vienne. Sa première face à un membre du top 10 depuis plus d’un an, et son succès sur Alexander Zverev à Cincinnati en août 2020.

Brooksby pour commencer

Mais, pour l’heure, l’Écossais n’arrive pas à enchaîner deux victoires consécutives. Ce qui lui a fait dire dans la capitale autrichienne après sa défaite face au prodige espagnole Carlos Alcaraz : «Je ne vais pas continuer à perdre au deuxième ou au troisième tour des tournois. Je vais m’améliorer et je vais percer dans une semaine, deux semaines ou quelques mois. Cela arrivera. Je sens que je progresse. Je commence à comprendre les trajectoires un peu plus tôt je réagis un peu plus vite, ce qui signifie que je vais commencer à être plus performant sur chaque balle.» Confirmation attendue ce lundi soir face à l’espoir US Jenson Brooksby, de treize ans son cadet.