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mardi, octobre 4, 2022

Grbic dernier rempart, Lille poursuit sa série noire

Sauvés par leur gardien croate, les Dogues restent peu inspirés sur la scène européenne, à l’image de Renato Sanches… retrouvez les tops/flops de la rédaction à l’occasion du 3e match de Ligue des champions.

Tops

Grbic, rempart solide
S’il est encore loin de faire oublier Mike Maignan, parti à Milan, Ivo Grbic prend de plus en plus d’épaisseur dans les cages lilloises. Le Croate prêté par l’Atlético Madrid a contenu avec brio les rares tentatives dangereuses du FC Séville (6 tirs cadrés). Il a su capter les tentatives plein axe de Suso et Ocampos mais s’est surtout illustré en étalant son mètre 95 sur une frappe enroulée d’Ocampos (29e). Encore serein pour sauver les siens à deux reprises en fin de match (80e). Seule alerte, sa relance complètement manquée, où il est sauvé sur sa ligne par Tiago Djalo (19e).

Ocampos et Suso ont eu des ailes
Les deux ailiers sévillans ont été les deux joueurs les plus menaçants de la partie. S’ils ont pu permuter entre les côtés, les deux anciens Milanais ont surtout brillé dans leur registre. En partant de la droite pour repiquer sur son pied gauche pour Suso, qui aurait pu tirer au lieu de chercher son compère (60e), et en faisant l’exact inverse pour Ocampos. L’ancien Marseillais, très actif à gauche, a poussé Grbic à la parade et y est allé de son ciseau acrobatique, une de ses signatures, sans succès (48e). L’animation des côtés sévillans a tranché avec la prestation quasi fantomatique de l’avant-centre Rafa Mir, qui souffre de la comparaison avec le buteur maison Youssef En-Nesyri, absent sur blessure.

Yilmaz et Bamba se sont montrés
Son retour était attendu, alors Burak Yilmaz a répondu présent. Son mouvement et sa lourde frappe d’entrée ont donné le ton (13e). Dépositaire plutôt que tributaire de l’animation offensive, le Kral a beaucoup proposé, tantôt sur le côté, tantôt dans l’axe, délaissant ainsi la surface, où Jonathan David, lui aussi attendu, a été invisible (12 ballons joués). On regrettera les hors-jeu du Turc, où son mauvais geste sur Diego Carlos alors qu’il allait se présenter seul devant Bounou (90e+2). De son côté, Jonathan Bamba a été le joueur offensif ayant touché le plus de ballons (60). Très actif sur son côté, à la différence de Renato Sanches (voir ci-dessous), a toutefois manqué de réactivité dans la surface (33e, 54e).

Flops

Des latéraux lillois neutres devant et tendres derrière
La présence des ailiers andalous dans les tops implique la présence des latéraux lillois dans les flops. Volontaires à défaut d’être tranchants sur leurs côtés, les latéraux nordistes, imprécis dans leurs tranmissions, ont surtout souffert dans le duel défensif face à une ligne offensive sévillane très étirée. Celik est aussi apparu très énervé, en témoigne son carton jaune inutile pour avoir bousculé Ocampos, alors que le jeu était arrêté (57e). S’ils ont été souvent trouvés sur les ailes, la qualité de centre n’était pas au rendez-vous (un centre réussi sur sept).

Sanches, Golden Boy désargenté
Encore une soirée à oublier pour le Golden Boy 2016. Passablement énervé à sa sortie à la 70e minute, il était difficile de lire l’origine de sa frustration. Peut-être cette occasion manquée, la plus grosse du Losc, quand il a tiré sur Bounou à bout portant (27e). Un but aurait donné une toute autre lecture à cette performance bien terne, matérialisée par 14 pertes de balle. Certes, le Portugais est moins en verbe dès lors qu’il est exilé sur le côté droit, mais son influence décroit à mesure que les semaines passent. Et Jonathan Ikoné, entré à sa place, offre un profil plus crédible à ce poste.

La série noire du Losc se poursuit
20 novembre 2012. Le Losc s’impose 2-0 sur la pelouse des Biélorusses du Bate Borisov. Et court après sa première victoire en Ligue des champions depuis. 20 matches plus tard (en comptant les barrages), les Dogues n’ont toujours pas goûté au succès sur la plus prestigieuse des compétitions européennes, une série portée à 13 matches sur ses terres (un co-record). Une triste série révélatrice des déboires lillois en C1, où ils ont terminé dernier de leur groupe lors de leurs trois dernières campagnes (2011, 2012, 2019). Si tout reste à jouer dans ce groupe homogène, la bande à Jocelyn Gourvennec devra en faire bien plus sous peine de revivre la campagne cauchemardesque de 2019 (1 point en 6 matches).

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