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dimanche, octobre 2, 2022

Édouard Philippe a-t-il raison de dire que «penser que la dette publique n’est plus un problème est une pure folie» ?

LA VÉRIFICATION – L’ancien premier ministre a fait du désendettement public la priorité de son nouveau parti «Horizons». Mais une «forte dette» est-elle nécessairement une menace pour un pays comme la France ?

LA QUESTION. «Remettre de l’ordre dans les comptes». Voilà le tout premier défi qu’a assigné Édouard Philippe à sa formation politique «Horizons» lors de son lancement samedi 9 octobre au Havre. Dans une interview accordée au magazine Challenges le 30 septembre, Édouard Philippe s’alarmait déjà de l’état des comptes publics. «Je sonne l’alerte et comptez sur moi pour revenir dessus dans les prochains mois !», assurait-il. Et d’insister : «penser que la dette publique n’est plus un problème est une pure folie.» Tout en avertissant sur les conséquences politiques du surendettement de l’État : «Porter une forte dette, c’est dépendre de ses créanciers, perdre ses marges de manœuvre, ne plus être maître de son destin.»

Ce débat sur la dette publique agite les candidats à l’élection présidentielle. À droite, les prétendants à l’Élysée comme Xavier Bertrand reprochent au gouvernement sa gestion jugée dispendieuse. De l’autre côté de l’échiquier politique, l’écologiste Yannick Jadot

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