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mardi, octobre 4, 2022

Quand «Global Britain» appelle à l’aide

DÉCRYPTAGE – Les conséquences économiques liées à la sortie de l’Europe commencent à s’amonceler au Royaume-Uni.

Files d’attente interminables aux stations-service comme au Liban, rayons de supermarchés aussi vides que dans le bloc soviétique en pleine guerre froide. Ce n’est pas l’image de «Global Britain» que les Brexiters espéraient donner. Le gouvernement de Boris Johnson – et une bonne partie des médias – se contorsionnent pour ne pas lier les problèmes économiques qui s’accumulent au vote d’il y a cinq ans pour quitter l’Union européenne, devenu un sujet tabou.

Leurs tentatives pour faire croire que le reste de l’Europe subirait les mêmes déboires ne bernent plus grand monde. Pour la majorité des Britanniques, la réalité du Brexit commence à mordre. Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que ceux qui prônaient de «reprendre le contrôle» de leurs frontières lancent un appel à ces étrangers tant décriés pour qu’ils viennent les tirer d’affaire.

Les 10.500 visas de trois mois offerts à des chauffeurs routiers et des employés d’élevages de poulets ont des allures de bouteille lancée dans la Manche.

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