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dimanche, octobre 2, 2022

«Nous voilà en pleine euphorie dépensière!»

ENTRETIEN – Le président LR de la commission des finances de l’Assemblée nationale s’inquiète de la dérive des comptes publics et du peu d’attention, y compris dans son camp, portée à ces questions, pourtant essentielles, de finances publiques.

LE FIGARO. – Vous vous inquiétiez avant l’été de la dérive dépensière du gouvernement. Le nouveau budget confirme-t-il vos appréhensions?

Éric WOERTH. – Je parlais d’ambiance dépensière, puis de dérive dépensière, et maintenant nous voilà en pleine euphorie dépensière! Nous sommes trop peu à le dire. La crise a en effet caché beaucoup de hausses des dépenses courantes. En 2020, selon la Cour des comptes, l’exécutif a augmenté les dépenses de 96 milliards d’euros, dont 83 milliards liés à la crise. En 2021, de 66 milliards, dont 25 liés à la crise et 41 hors urgence et relance. En deux ans, les dépenses ordinaires ont progressé de 54 milliards. Au total, la dépense publique augmente quatre à cinq fois plus fort qu’auparavant. Je ne critique pas les dépenses exceptionnelles, il était essentiel de soutenir l’économie et la reprise pour préparer la croissance de demain.

Que recouvrent ces nouvelles dépenses courantes que vous critiquez?

Ce sont des dépenses qui s’inscrivent dans la durée. Par

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