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mardi, septembre 27, 2022

«Le ralentissement de vitesse est contre-nature pour le capitalisme»

CHRONIQUE – De l’automobile à la monnaie, partout la circulation baisse de régime.

Pas plus de 30 km/h à Paris, et bientôt à Lyon et à Bordeaux, alors que les moteurs sont capables de tourner six fois plus vite. Les délais de livraison des voitures atteignent six à neuf mois du fait d’un manque mondial de semi-conducteurs. Même la monnaie a perdu de sa vélocité, restant bloquée sur les comptes bancaires au lieu de changer de mains et d’aller d’un établissement à l’autre.

Partout la circulation tend à ralentir pour des raisons fort diverses. Parce que les pouvoirs publics en décident ainsi, au nom de l’écologie et des émissions de CO2. Faute de disposer de stocks de composants, on renoue avec les pénuries dignes de l’économie soviétique d’antan. N’ayant pas confiance en l’avenir, les épargnants gardent l’argent sur leurs comptes courants, voire dans des lessiveuses (la Banque centrale européenne n’a jamais émis autant de billets en euros).

De quoi ce ralentissement quasi général et protéiforme est-il le nom? «Pourquoi joues-tu si vite?», demande l’apprenti pianiste au virtuose

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