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mardi, octobre 4, 2022

Le champion olympique Luc Abalo de retour à Tokyo

Sacré il y a un peu plus d’un mois lors des Jeux dans la capitale japonaise, le handballeur français a décidé de rejoindre le club du Zeekstar Tokyo, où il devrait probablement finir sa carrière.

«Cela va dépendre du Covid mais j’aimerais bien venir dans un club à Tokyo. Ce serait un rêve pour moi. Si cela se fait, après ce titre olympique, je serais l’homme le plus heureux du monde.» Le 7 août dernier, juste après avoir décroché le troisième titre olympique de sa carrière en dominant en finale le Danemark (25-23), Luc Abalo avait confié son désir de revenir rapidement dans la capitale japonaise. Sans savoir si cela serait possible, étant donné notamment toutes les mesures restrictives mises en place dans l’archipel nippon pour lutter contre la propagation du virus. Mais finalement, la porte s’est ouverte et avec l’officialisation ce vendredi de son départ pour le club du Zeekstar Tokyo, le voici donc devenu «le plus heureux des hommes».

À 37 ans, fort d’un palmarès long comme son bras gauche dévastateur (trois titres olympiques, trois mondiaux, vainqueur de la Ligue des Champions avec Ciudad Real, huit fois champion de France…), Luc Abalo avait envie d’une nouvelle aventure avant de mettre un terme à sa carrière. À la fois sportive, mais aussi humaine et artistique. Car durant toute sa carrière, débutée au niveau professionnel il y a près de vingt ans à Ivry, l’ailier droit n’a eu de cesse d’élargir son horizon, entre sa passion pour la photo, la peinture, la création de sa marque de vêtements (L.A.N. pour Luc Abalo Nineteen, son numéro de maillot). Depuis déjà un certain temps, s’immerger dans la culture japonaise, pour laquelle il voue admiration et curiosité, le titillait.

La fin de son contrat avec le club norvégien d’Elverum quelques mois avant les Jeux de Tokyo le laissait libre comme l’air. Il ne restait plus qu’à tomber d’accord avec le Zeekstar et… les autorités japonaises. Ce qui est désormais chose faite. À son plus grand soulagement, comme il l’a confié au quotidien L’Equipe : «Je suis vraiment content que cela se fasse. Au moment des premiers échanges, ça ne semblait pas évident, j’étais au village olympique en mode un peu confiné, c’était difficile de s’imaginer jouer librement au Japon. Ce sera une expérience totalement différente de ce tout que j’ai vécu.»